Lycurgue, c. Lêocrate
4. Voy. Schœmann, Antiq. grecques, t. I, p. 427 et 467. L'emplacement où les serments étaient prêtés est souvent désigné par les mots npô; tô, ÀtOw èv xr, àyopà. On trouve aussi [îwjj.6; à la place de Xîôoç. Sur cet autel étaient accomplis les sacrifices qui accompagnaient les serments et où l'on exposait les débris des victimes : sep' ou i% tôpux, est-il dit dans YOnomasticon de Pollux (1. VIII, 86), d'après une correction certaine de Th. Bergk ; voy. aussi Harpocration, s. v. et les notes des commentateurs.
les éphores, les uns de gouverner conformément aux lois, les autres de maintenir intacte l'autorité royale '. Un serment semblable rendait solidaire en Epire les rois et le peuple 2. On ne peut douter que partout les juges ne fussent assermentés comme ils l'étaient à Athènes3, bien que nous manquions sur ce pointdetemoignagesprecis.il en était de même des citoyens qui avaient mission de décerner les prix dans les différents concours1, et par exemple, des Hellanodices d'Olympie. Le serment, à Olympie, était aussi déféré aux concurrents, à leurs parents, à leurs maîtres, et même aux hommes chargés d'examiner préalablement les jeunes garçons qui se présentaient pour combattre, et les chevaux qui devaient courir5. — Des exemples de serments civiques nous sont connus, non seulement pour Athènes, où les éphèbes arrivés à l'âge de porter les armes, prononçaient, dans le sanctuaire de la déesse Agraulos, les paroles sacramentelles dont nous avons déjà donné la teneur 6, mais aussi pour d'autres Etats. Une inscription découverte dans la ville de Dréros, en Crète, nous a fourni de curieux détails sur ce sujet 7, et nous savons d'une manière générale par Xénophon que partout les citoyens juraient de maintenir entre eux la concorde et d'obéir aux lois 8. Rappelons en ouîre que pour faire inscrire ses enfants dans la phratrie, il fallait que le père affirmât par serment la légitimité de leur naissance, disposition qui sans doute