Hérodote, I. IX, c
9. Cicéron, de Divinatione, 1. I, c. 34; Plutarque, Timoléon, c 12, et Alexandre, c. 14 : Diodore de Sicile, I. XVII, c. 10,
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firent tomber les fruits du palmier sur lequel était posée la statue*. Le superstitieux Théophraste voyait également un pronostic fâcheux dans !■<• l'ait que l«'s rats avaient fait une trouée dans son sac de farine-. Lorsqu'un chien noir était entré dans une maison étrangère, ou qu'un serpenl élail tombé du toit dans la cour8, on était averti qu'il fallait bien se garder ce jour-là d'entreprendre aucune affaire importante. lien était de même, si les poutres craquaient dans la maison, si on répandait de l'huile, du vin ou do l'eau. Ces accidents intérieurs formaient dans l'art de la Mantique un chapitre à part, désigné sous le nom d'ctxooxo'icixilj '. Un autre chapitre traitait des pronostics qui se présentent sur les chemins el que l'on rencontre en sortant de chez soi, ou dans le cours d'un voyage (ci5p.6cXot IvoStot) ;. Timoléon s'était croisé avec des mulets qui portaient de Tache; ses soldats prirent peur, parce que cette plante servait à l'ornement des tombeaux ; Timoléon détourna habilement l'augure, en rappelant que l'on couronnait d'ache les vainqueurs aux jeux isthmiques fi. L'homme enclin à la superstition ne manquait pas, avant de se mettre en route, d'interroger quelque devin qui lui répondait : Si vous rencontrez un voyageur avec telle ou telle apparence, portant tel ou tel objet, tirez-en telle ou telle conséquence 7. Les instructions de ce genre abondent ; il ne faut donc pas s'étonner si même l'éternument, le tintement des oreilles, le clignotement des yeux n'étaient pas choses indifférentes; mais ces bagatelles et autres semblables rentrent dans le domaine de la superstition, beaucoup plus que dans celui de la religion. Elles ne pouvaient trouver crédit qu'auprès des esprits sans culture, et étaient pour les autres un objet de risée, qui ne mérite pas d'être relevé ici.
En revanche, nous ne devons pas passer sous silenee les