Voy. G. Wolff, dans ses Notes sur Porphyre, p
5. Platon, Phèdre, p. 244 C; Proclus, dans son Commentaire sur le Cratyle de Platon, p. 4. Hippocrate parle aussi avec mépris de l'Oionistique et de la Hiéroscopie, dans son traité de diseta acatorum, c. 5 (t. II, p. 271). 6 . Voy. Schœmann, Opuse. academ., t. I, p. 337.
l'extase; le Calchas d'Homère, bien que les symptômes de cet état psychologique ne soient pas sensibles chez lui, relève aussi d'Apollon; c'est à lui qu'il demande de l'inspirer l. Cassandre, dans .Eschyle, est possédée du Dieu, ôso<popr;ro;, et animée, en dépit d'elle-même, du souffle fatidique 2. Les vierges connues sous le nom de Sibylles, qui habitaient des grottes humides et profondes d'où l'on percevait le son de leur voix, et que la légende transporte à travers le temps et l'espace, étaient à coup sûr étroitement unies à d'autres personnages de la fable, mais elles étaient surtout en rapport intime avec Apollon 3, Aux Sibylles répondent les Bacides, personnification mâle de la vertu divinatrice. Les Bacides habitaient les grottes et les eaux, ce qui leur a valu d'être considérés comme les interprètes des Nymphes; tel est, en effet, le sens de leur nom. De même que les Sibylles, on les fait voyager à travers différentes contrées \ On attribuait aux Sibylles et aux Bacides de nombreux oracles dont on se vantait de posséder des recueils manuscrits, et dont on tenait grand compte, chaque fois que l'on pouvait trouver quelque rapport entre les prédictions et les événements. D'autres collections de même nature étaient dues à d'anciens prophètes : à Musée, fils d'une nymphe ou de Séléné* ; à Lycos, fils du roi d'Athènes Pandion6; àLaios, roi de Thèbes 7; à Eucloos de Cypre, peutêtre encore à d'autres8. On sait que chez les Romains un recueil