Pausanias, 1. X, c. 1, :< s
\. Hérodote (I. VII, c. 22lj dit expressément que Mégistias descendait de Melampus. Il existe dans l'Anthologie palatine (1. VII, n° < > 7 7 ) . un épigramme de Simonide à son sujet.
5. Il est acarnanien suivant Hérodote (I. I, c. 62 : Platon (Théagûne, p. 124 D) le désigne par le mot r^sôwi;, et Clément d'Alexandrie [Stromata.f 1. 1, S 132) le qualifie d"A8ïjvaîoç. Ces contradictions apparentes peuvenl s'expliquer, comme on vient de le voir, sans qu'il soit besoin 'If changer, dans le texte d'Hérodote, 'Axacvûv en 'Avapvs'5;.
374 ANTIQUITÉS BELT6IEUSES
Hésiode, à qui l'on attribuait plusieurs poèmes ayant trait à la divination, un entre autres sur Mélampus, passe pour avoir appris cel ait en Acarnanie *. Arrien parle aussi d'une ou plusieurs familles établies à Telmissus ouTelmessus en Lycie, donl (mis 1rs membres, y compris les femmes el les enfants, cultivaient avec succès l'art divinatoire3. Ils s.- vantaient de remonter à Telmissus, fils «l'Apollon, el à la lille du troyen Anténor, que le Dieu avait gratifiée du don de prophétie 8. Le plus célèbre entre les devins de Telmissus est Aristander*, qui servit successivement Philippe et Alexandre, et est cité comme l'auteur d'écrits sur l'Onicromancie et sur les prodiges B. Les devins de cette ç/ens paraissent aussi avoir exercé leur industrie en nomades et s'être adonnés surtout à l'interprétation des songes0. Pour en finir, il y avait en Sicile, sur le mont Hybla, une famille de devins, les Galéotes, qui prétendaient remonter aussi à un fils d'Apollon7 ; mais ils sont expressément signalés comme n'étant pas d'origine hellénique \ Leur nom même n'est pas grec et n'autorise pas à supposer qu'ils aient fait servir, comme on l'a dit, les lézards (yaXeÔTai) à leurs pratiques divinatoires 9.