Isocrate, JEginelicus, c. 5 et suiv
l'État^ l'assimilant à d'autres commerces, la frappa d'un impôt. Nous savons qu'il en était ainsi à Byzance, et nous pouvons considérer le fait comme vraisemblable pour Athènes et pour d'autres cités l.
Il y avait, en certains pays, des familles qui s'attribuaient une vocation spéciale pour la Man tique, et chez lesquelles l'art d'interpréter les signes de la volonté céleste, et les facultés que cet art suppose, étaient considérées comme des dons héréditaires, dont l'origine remontait à quelque ancêtre mythologique. Telle était la gens des Iamides, à Elis, dont faisait partie Tisamène, cité plus haut et, à laquelle se rattachaient les Klytiadcs et les Telliades2. Cette gens avait des ramifications en dehors de l'Élide, par exemple à Mantinée, à Crotone, à Sybaris, à Syracuse. C'est à elle qu'appartient, sans aucun doute, le devin Tellias, qui, né à Elis antérieurement aux guerres médiques, alla vivre en Phocide, et rendit de grands services aux habitants de cette contrée, dans leurs guerres contre les Thessaliens 3. Il existait également en Acarnanie une gens vouée à la divination qui, sans doute, tirait son origine d'Acarnan, l'éponyme du pays, lequel descendait lui-même des célèbres devins Melampus et Amphiafaiis. C'était aussi un devin d'Arcananie, ce Mégistias, qui se trouvaitauxThermopyles, et qui, congédié par Léonidas, s'obstina à rester, pour mourir avec les héroïques compagnons de ce prince4. Amphilytus, qui annonça à Pisistrate L'heureuse issue de ses projets, était aussi acarnanien, mais paraît avoir vécu dans Ailleurs, confondu avec les Métèques'. Enfin,