Lucien, bis Accusatus, c
8. Sur le trépied et, sur Pholmos, voy. Wieseler, dans les Abhandl, der Gcetting. Gesellsch. der Wissensch., t. XV.
9. Hérodote (1. VIII, c. 36 et Plutarque {de defectu Oracul., c. .'il parlent
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l'accompagnait el se tenait près d'elle. Les consultants élaienl introduits dans l'ordre que leur avail assigné le sort, sauf ceux qui avaient obtenu un tour de faveur, rcpsp.avTeîa1. L'usage n'étail pas de soumettre directement les questions à la Pythie; verbales ou écrites, elles passaient par l'intermédiaire de l'un des prophètes '. On attendait, paraît-il, la rép inse dans une pièce attenanl à l'Adyton3. La Pythie, jetée il an s une sorte d'ivresse extatique par les vapeurs qui sortaient du sol entr'ouvert, donnait alors un libre cours à l'inspiration, qui se manifestait tantôt par des sons entrecoupés, tantôt par des paroles claires et suivies. Les prophètes présents recueillaient ses réponses et les traduisaient en vers. L'hexamètre était le rythme consacré; plus tard seulement, on employa le trimètre iambique, qui était la mesure élégiaque; parfois aussi on se contentait de la prose '. Un exemple emprunté à Plutarque prouve, entre autres, que l'extase de la Pythie était un état violent, qui pouvait môme entraîner danger de mort:i. Un jour, d'après le récit de cet historien, la prophétesse, dont la voix d'une rudesse inaccoutumée avait déjà trahi la surexcitation, se précipita du haut du trépied, en poussant un grand cri et
d'un seul prophète ; il peut se faire cependant qu'il y en ait eu plusieurs, car /Elien (de nat. Anima!., 1. X, c. 26) et Plutarque, dans un autre passage (Quœst. f/r.rr.r, n° (.)), se servent du pluriel. Il n'y a rien à conclure d'un passage de l'Ion d'Euripide, (v. 480) : AsXçwv àpiatet; ou; ÊxXrjpcoffev TtâXo; peuvent avoir trait aussi aux o<rcot> qui étaient tirés au sort parmi les familles privilégiées (voy. plus haut p. 51). Le prophète ou les prophètes devaient être désignés aussi par le sort, ainsi que le prouve, pour un prophète de l'Apollon de Didyme, une inscription de la période romaine publiée par YYelcker (Sylloge Epigramm., n° 161) et par Bœckh (Corpus Inscript, grsec, n°2884, t. II, p. 564 ; cf. n° 2880). Le sort toutefois ne devait prononcer qu'entre des hommes reconnus d'avance propres à ces fonctions.
1. Photius, s. v. ; Lexicon Seguer., p. 289., 98; Curtius, Anecdota delphica, p. 79 et suiv. ; cf. Hérodote, 1. I, c. 54; Démosthène, Philippiques, III, p. 119, et de falsa Légat., p. 446 ; Plutarque, Périclès, c. 21 .
2. De là la question que faitXouthos dans l'Ion d'Euripide: u'ç mpoçYiTeiis OsoO ? Voy. Gœttling, Gesamm. Abhandl., t. II, p. 59.
3. Voy. Ulrichs, Reisen und Foi'sch., t. I, p. 81 ; mais voyez aussi VYieseler, dans les Jahrb, fur Philol., t. LXXV, p. 689.
4. Voy. YVollï, dans ses Noies sur Porphyre, p. 89 et suiv. Hérodote (I. I, c. 174) cite un oracle en vers iambiques remontant au temps de Cyrus.