‹ Antiquités grecquesChapitre 328 sur 567 · Pausanias, I. X. c · texte numérisé non relu

Pausanias, I. X. c

Ci. Hérodote, 1. VIII, c. 134; Philochorus, cité par le Scholiaste de : phocle, Œdipe-Roi, v. 21 .

7. il. Krùger en donne l'énumérationj dans ses Theoiogumena Pausanias,

LipsifiB, 1860, p. il'.

iOO ANTIQUITÉS RELIGIEUSES

portant leurs noms, avec indication des maux dont ils avaient souffert et des traitements qui les avaient guéris, attestaient

lu puissance bienfaisante du Dieu1. Des temples semblables existaient à Trikka, en Thessalie, et dans l'île de Cos, patrie d'Hippocrate, qui dut puiser dans ces documents une grande partie do ses notions médicales. Comme preuve de l'antique célébrité à laquelle était parvenu l'établissement de Trikka, on peut citer celle circonstance que, dans l'Iliade, deux Asclépiades, Polidarius et Machaon, sont signalés comme les souverains de cette ville2. C'est sur ic même modèle que fut plus tard organisé le temple d'Asclépios à Gérénia, en Messénie3. Il existait aussi en Messénie une autre Trikka, qui disputait à celle de Thessalie l'honneur d'être le séjour d'Asclépios*. La Messénie et la Laconic étaient particulièrement riches en sanctuaires de ce dieu, mais il y en avait aussi à Pellènc en Achaïe, à Corinthc, à Phliunlc, à Argos, à Tilana près de Sicyone5, et dans Athènes, où Aristophane nous le montre redonnant la vue à Plutus6. Le plus renommé, après le temple d'Épidaure, était celui de Pergame, dans l'Asie-Mineure, qui n'en était qu'une colonie ou une succursale, mais qui fut magnifiquement enrichi et agrandi sous la domination des Altalidcs7. En raison de leur destination, tous les sanctuaires d'Asclépios étaient situés dans des lieux que rendait propre à cet usage la salubrité de l'air et des eaux8. Les prêtres étaient versés clans la médecine. Ils fixaient aux malades un régime, leur ordonnaient des baius, des frictions, des pur-

i. Strabon, 1. VJlf, p. 374; Pausania?, 1. II, c 27, § 3.

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