‹ Antiquités grecquesChapitre 327 sur 567 · Schol. de Pindare, Olymp. VI, v. lit et · texte numérisé non relu

Schol. de Pindare, Olymp. VI, v. lit et

i. Pausanias, 1. VI, c. s, §2; Philostrate, Heroica, 1. 11, c. 0: Antho* logiepalat., I. XI, r?« 163.

étaient on butte à la colère céleste, et les avaient, pour ce motif, suspendus db leurs fondions jusqu'à plus ample informé -. Le roi Agésipolis s'adressa également aux devins d'OJympie, afin de savoir s'il pouvait en conscience refuser l'armistice que les Argiens réclamaient pour célébrer une fête 2. — L'examen des victimes était aussi pratiqué à Delphes sous la garantie du sanctuaire 3; nous avons vu môme que certains témoignages attribuaient à Delphos l'invention de la Hiéroscopie. Ce Delphos était un fils de Poséidon, du dieu qui, avant Apollon, avait été le maître de l'oracle, en commun avec Gœa, et avait plus tard conservé en ce lieu son autel et son culte. Les interprètes chargés à Delphes d'observer les signes des sacrifices et qui exerçaient ce que l'on appelait spécialement l'Empyromancie, portaient le nom de -jy/.iz: '' , et leur éponyme Pyrkon est désigné comme un serviteur de Poséidon". Les prêtres pratiquaient aussi la Hiéroscopie et l'Empyromancie à Thèbes, sur l'autel d'Apollon Isménien fi.

Parmi les oracles appliqués à l'interprétation des songes, il convient de mentionner d'abord ceux d'Asklépios. dans les sanctuaires duquel les malades obtenaient, par l'incubation i ;//.;{;;.Yj-'.c ) , la révélation des remèdes qui devaient leur rendre la santé. Plusieurs contrées en possédaient de tels' : le plus célèbre était celui d'Épidaure, en Argolide, dont le péribolos, agrandi tout exprès, était rempli de constructions pour le service des malades, et où des colonnes cl des tables

1. On attendait l'arrivée de l'oracle demandé à Delphes ou à Olympie, dit Plutarque, Agis, c. 11.

2. Xénophon, Hellenica, I. IV, c. 7, § 2. Il y a lieu 'le remarquer dans ce passage l'expression Ima^-t^ev -x-l-io et de la rapprocher de celle qu'employa plus tard l'oracle de Delphes, lorsque Agésipolis lui posa la même question : <> S' àu.xptvaTO.

3. Voy., dans les ïahrbûchcr fur Philologie, t. LXXV, p. 681 el 682, ce cpie dit. à ce sujet Wieseler, avec qui je ne puis toutefois m'accorder eu ce qui concerne le passage d'Euripide, fon,v. îlti.

Page 1