‹ Antiquités grecquesChapitre 330 sur 567 · Plutarque, (Juxst . rom.,n · texte numérisé non relu

Plutarque, (Juxst . rom.,n

galions, les mettaient à la diète1, et à la suite de sacrifices el de prières, les faisaient coucher dans le temple, jusqu'à ce qu'un songe leur apportât les révélations divines2, car il était bien rare que les malades ne rêvassent pas, après les opérations préparatoires par lesquelles ils avaient passé. Au réveil, on racontait les songes aux prêtres chargés de les interpréter et de régler d'après ces indications le traitement ultérieur3. Sans doute, les prescriptions dépendaient moins des songes que des symptômes observés par les prêtres versés dans l'art de guérir; ces visions pouvaient cependant avoir une influence bienfaisante, grâce à la confiance, qu'elles inspiraient et qui suffit souvent pour amener la guérison. Ce n'était pas seulement dans les temples d'Asclépios que l'on faisait servir les songes au traitement des malades; d'autres dieux témoignèrent de la même façon leur bienveillance pour les hommes. Chez les Amphicléens de la Phocide, Dionysos faisait aussi servir les songes à la guérison des populations voisines1, et en Lydie, entre Tralles et Nvsa, il existait un sanctuaire de Pluton, où ce n'était pas le malade, mais les prêtres qui devaient dormir et rêver1. L'oracle d'Amphiaraiis, le héros mythique d'Argos, issu du fameux devin Mélampus, ne se bornait pas à des ordonnances médicales et fournissait des consultations sur divers sujets. Amphiaraiis avait suivi les sept chefs devant Thèbes et avait été englouti sous terre, après la défaite des siens. On lui rendait des honneurs héroïques dans plusieurs localités, mais son sanctuaire le plus renommé était celui d'Oropos, sur les confins de L'Allique el de la Béolie, et; qui amena des conflits entre les deux peuples ; généralement il fut rattaché à l'Attiquc. Il était situe à douze

1. Philostrate, Vie d'Apollonius, I. I, c. 8-10; Aristide, Oral., I, p. 570.

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