Hippocrate, de Morbosacro, p. 14 el suiv., éd. Diez
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(Ir. y: ;t<)-;y>.) îles soirirrs ou des sorcières qui prétendaient asservir les dieux à leurs fantaisies1.
Pour se mettre à l'abri do ces sortilèges ou pour B'en délivrer, si l'on eu étail déjà victime, il y avait plusieurs moj ens. Déjà, dans Homère, Ulysse est protégé contre les breuvages «le Circé, par la plante que lui avait remise Hermès, W/.j2. Quelle était relie plante?Nous l'ignorons3, mais nous connaissons plusieurs végétaux, arbres, plantes ou racines, auxquels la croyance populaire attribuait la propriété de combattre les effets de la magie. Nous nous bornerons à en citer trois : le laurier, un arbuste épineux nommé le rhamnus, qui était peut-être l'épine vinelte, et la scille marine. Partout où se trouvait un laurier, on se croyait suffisamment défendu contre l'épilepsie et contre toutes les atteintes des démons. De là l'usage de planter un de ces arbustes devant les maisons ou du moins d'en placer des rameaux à l'entrée *. On portail en outre sur soi des morceaux de bois de laurier, et les gens superstitieux en prenaient, en sortant, des feuilles dans leur bouche5. L'épine, à l'entrée des habitations, était également un talisman contre les maladies; mais pour être réellement efficaces, il fallait que les branches de cet arbuste eussent été coupées à la nouvelle luneG ; on en attachait aux bestiaux et on en couronnait les navires7. La scille marine était tantôt fixée aux portes, tantôt enfouie sous le seuil8. Les gens de la campagne avaient aussi l'habitude, pour conjurer les sortilèges, de suspendre des tètes ou des pattes de divers
1. Voy. Ruhnkenius, ad Timœum, p. 114, et Lobeck, Aglaophamus, p. 221 et suiv. Il est question dans l'hymne à Hermès, v. 37 de I'èmiXu<jîïj) qui est à rènaytoy^ comme l'effet à la cause.