‹ Antiquités grecquesChapitre 349 sur 567 · Diogène Laerte, 1. IV, c · texte numérisé non relu

Diogène Laerte, 1. IV, c

7. Schol. ad Anonym. de Herbis, dans les Poetœ bucol. et didact. publiés par Diibner, p. 169.

8. Pline, Hist. natur., 1. XX, c. 9, p. 623; éd. Gronovius. Cf. Meineke, Fragm. corn., t. II, p. 151 ,

animaux aux arbres plantes devant leurs maisons ou dans leurs champs'. Des ouvriers, par exemple les'poiiers et les forgerons, mettaient leur confiance dans des poupées et des images bizarrement figurées, qu'ils exposaient devant leurs boutiques ou qu'ils peignaient sur les murailles2; d'autres joignaient à des préservatifs de même genre des inscriptions qui recommandaient le logis à telle ou telle divinité, et en interdisaient l'accès à la malchance. Des tètes de loups, des tètes de méduses, des masques de silènes étaient attachés aux portes; on en dessinait même les images sur son corps3. Le phallus exerçait une protection toute particulière. Non seulement on l'utilisait de la même manière que les autres emblèmes, mais on le gardait sur soi comme une amulette v. Il y avait aussi des amulettes en forme d'anneaux, empreintes de caractères mystérieux, auxquelles on communiquait la ver lu magique par certaines cérémonies3. Des signes de môme nature et des aphorismes propres à conjurer les malétices, étaient inscrits sur des tablettes ou sur des morceaux de parchemin, que l'on portait au cou, dans une bourse de cuir6. A cette classe de talismans appartiennent les formules éphésiennes (èçécta ypâ^axa) inventées, disait-on, par les Dactyles du mont Ida ou de Phrygie, ce qui sans doute les a fait appeler aussi -à tôv 'ISatwv ôvé^axa7. La qualification d'ephesia leur venait de ce qu'elles étaient surtout en usage à Ephèse, où nous savons qu'un grand nombre d'ouvrages de magie furent brûlés par les chrétiens nouvellement con-

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