Hérodote, I. VI, c. L
2. C'est ainsi que doit être expliqué un passage d'Euripide (Ion, v. 54 et 55).
3. Voy. Krause, dans la Real-Encycl. de Pauly, t. V,p. 534. Voy. aussi Preller, Rœm. MythoL, p. 795.
4. Pollux, 1. VI, :::> : Athénée, I. VI, c. 27, p. 235. Voy. aussi Meier, dans la Hall. Encyklop. der Wissensch. u. Kùnste, t. III, II, p. 118 el suiv.
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plir certains sacrifices, Dalurellcmenl avec le concours des prêtres ; maisilesl surtout question de Parasites dans le dôme de Di ornée, où ils étaient attachés au culte d' fi éraklès el au temple appelé le Kynosarge : ils se recrutaient au choix parmi les demi-citoyens ou leurs enfants, et offraient, toujours avec l'assistance du clergé, des sacrifices mensuels. Lorsqu'un banquet devait y être joint, comme c'était le cas dans plusieurs fêtes, l'organisation en appartenait aux Parasites; ils étaient choisis dans les dêmes auxquels appartenaient les Lcmples. Les obligations qui leur.étaient imposées étant dispendieuses, on cherchait autant que possible à s'y dérober; des dispositions législatives eurent même pour objet de vaincre cette résistance ; la contrainte cependant ne pouvait être exercée plus d'une fois.
Faisaient encore partie des fonctionnaires sacrés les hérauts i/.r(;j7.£c ou [epox^puxeç) ' qui, à la veille des fêles, proclamaient la suspension des hostilités, ordonnaient le recueillement durant les offices religieux, et énonçaient les formules que devaient répéter les assistants. Ils avaient eu jadis d'autres attributions, et même plus récemment, dans les pavs où If personnel des temples était trop peu nombreux 2, ils s'employaient à immoler les animaux, à les dépouiller, à les dépecer, à entretenir le feu, soins dont s'acquittaient ailleurs des employés spéciaux. Ainsi nous savons que, chez les Athéniens, pendant les Bouphonies ou Diipolies, l'autel de Zens Polieus était desservi par les membres de familles dans lesquelles ces fonctions étaient héréditaires. L'un d'eux, ou plusieurs d'entre eux, menaient la victime à l'autel, un autre l'abattait, d'autres encore regorgeaient et la découpaient. Nous devons citer aussi parmi les auxiliaires, les ohoyôc. ou échansons, à la tète desquels était Yàpypwoyôoq ; les ÈTriOujji.ta'copeç , chargés des reliques, notamment dans les processions; les Licno-
1. On peut s'en référer à la loi citée par Plutarque (Solon, c. 24), qui
a été mal comprise : voy. cependant R.» Schœll, dans YEermès, t. VI,
p. 24. D'un passage de l'auteur comique Diodore, rapporté par Athénée
I. NI, c. 'AQ, v. 30), il ressort que ces fonctions n'étaient données qu'à
des gens riches et de bonne réputation.
•2. Athénée, 1. XIV, c. 79, p. 660.
SACERDOCE ET FONCTIONS RELATIVES AU Cl LTJ 195
phores, les Trapézophores , les Ganéphores, lus Kernophores, qui portaient le van mystique, la table du sacrifice, les corbeilles et les vases. Les -jpoizz:, tels que ceux à qui l'on confiait le feu qui devait toujours précéder les armées Spartiates eu campagne, n'étaient pas non plus des prêtres, au vrai sens du mot, et appartenaient à la classe des ministres subalternes. Venaient enfin les chanteurs et les chanteuses, les joueurs de ilùtc ou de trompette, tous les musiciens et les figurants dont les dénominations ne sauraient être clairement expliquées \ Beaucoup de ces auxiliaires n'étaient pas affectés à poste fixe au service de tel ou tel temple; ils étaient choisis dans la commune pour un temps déterminé. Il en était ainsi en particulier pour les Arrhéphores, suivantes d'Athèna Polias à Athènes, pour les Praxiergides, les Plyntrides ou Loutrides et autres encore, sur lesquelles nous reviendrons dans le chapitre suivant. Tout ce personnel était pris parmi les Hiérodules. A la domesticité du Dieu appartenait aussi le Xyleus, chargé de fournir le bois nécessaire aux sacrifices, dans le temple d'Olympie 2. Chez Euripide, Ion est présenté comme un hiérodule du temple où il remplit les fonctions de Néocore, et des témoignages formels établissent qu'en effet les Néocores étaient tirés le plus souvent de la classe des Hiérodules3. Telle parait avoir été- «'gaiement, sur différents points, la condition des ouvriers qui travaillaient pour le temple '. Enfin les familles et les corporations d'architectes et de sculpteurs, qui mettaient surtout leur art au service de la religion, paraissent avoir été en relation étroite avec les sanctuaires et le clergé, quoi qu'ils ne
1. On peut en voir la liste dans Hermann, Gœttesdienstl. Alterth., § 36. On a récemment découvert des inscriptions relatives aux place: d'honneur dans le théâtre d'Athènes, sous le règne des Empereurs, qui nous fournis encoiv un ^aïo'jvtr,; (sic) Aiô; 'OXiSfMitbu Ev âfat \ un v '•
un çai8ûvTYi;Toîv ôeoîv l'/i i i ist ■ ■ r . I . Il, p. 238). Enfin Harpocration (s. v. rpaTteÇoçàpoî) mentionne les xo<t|ji.cû d'Athèna qui, devaient assister la prêtresse dans différente! [es.
-'. Pausanias, I. V, c. 13, § 3.