Plutarque, Qusest. '//'.. n
ilunt on s'était fait une habitude, passait dans d'autres Familles '. — Comment était appliqué le principe d'hérédité el ,i qui devail être dévolue La place vacante? Sur ce poinl les usages variaient J. Tantôt le père étail remplacé par le (ils ou, à défaul d'enfanl apte à succéder, par le plus proche agnat, ou si plusieurs aguats arrivaient au même rang, par le )>lus Agé; tantôt on choisissait entre lous les membres de la même gens9, et l'élection se faisait soit par leur propre choix, soit par un acte de la puissance publique ; tantôt enfin la nomination était remise au hasard ; il est même probable que celte manière de procéder était la plus ancienne et la plus ordinaire. On pensait que la divinité prenait soin de faire pencher le sort vers celui qui lui agréait le mieux. Des cas particuliers se présentèrent : On vit l'élu du hasard renoncer à la chance qui l'avait servi, en faveur d'un autre membre de la môme gens, d'un frère par exemple *. S'il y avait contestation, l'affaire était portée devant l'autorité compétente, c'est-à-dire, à Athènes, devant l'Archonte-roi.
L'élection au sacerdoce est déjà mentionnée par Homère, non pas, il est vrai, chez les Grecs, mais à Troie. Théano, la prêtresse d'Athêna, est mise en possession de sa dignité par les Troyens, mais rien n'indique de qui en réalité elle tient son investiture, ni si le choix était entièrement libre ou s'il devait être renfermé dans une famille déterminée. En Grèce, le principe de l'élection populaire sans condition d'éligibilité ne pouvait être admis que dans les états démocratiques ; encore était-il applicable seulement aux sacerdoces de nou-
\ . C'est ainsi par exemple que la Dadouchie fut transférée à la race fies Lycomides. Si la Dadouchie n'était pas, à proprement parler, un sacerdoce, c'était au moins une fonction religieuse et tenant de très près au sacerdoce.
2. Voy. un programme de Boeckh, 1830, réimprimé dans le Philol. Muséum, t. II, p. 452 et suiv.
3. D'après Diogène Laèïte (1. IX, c. 1, § 6), Heraclite résigna en faveur do son père le sacerdoce dont il était en possession, et qui étail désigné sous le nom de |3a<j:Xsia.
4. Pseudo-Plutarque, Vit as decem Orat., VII, p. 843 E. F. Nous supposons que le mot /a/<ôv, dont se sert l'auteur, doit être pris dans Je sens strict.