Pausanias, 1. III, c
5. Etymol, magn. , p. 136, 19; mais voy. aussi Lobeck, Aglaophamus, p. 817.
6. Dans le passage d'Hérodote (1. III, c. 142), où Maeandrius demande
une gens élait devenu culte d'État, auquel cas il était naturel d'en laisser la présidence à ceux qui en avaient pris l'initiative. Mais alors même qu'il s'agissait dès le principe d'un culte officiel et que le sacerdoce avait été dévolu à la personne qui en avait été jugée la plus digne, la survivance pouvait en être conservée à ses descendants ; on pensait que l'hérédité était le meilleur moyen de conserver intactes les coutumes religieuses, auxquelles la divinité attachait du prix. Il y avait ainsi clans toutes les cités grecques un nombre plus ou moins grand de gentes qui, pour une raison ou pour une autre, étaient en possession d'un sacerdoce ou de fonctions ecclésiastiques. Nous avons déjà signalé, dans l'Attique, les Eumolpides et les Céryces, les Lycomides et les Phytalides, les Phyllides, les Croconides et les Hésychides ; de même les Etéoboutades présidaient au sanctuaire d'Atlièna Polias cl de Poséidon Érechthée. A cette liste il serait facile de joindre beaucoup d'autres noms, si ces accumulations offraient plus d'intérêt. On ne s'étonnera pas que les exemples soient moins fréquents en dehors de l'Attique ; il est certain cependant que les choses se passaient de même partout '. La transformation d'un sacerdoce héréditaire en sacerdoce électif élait chose rare; nous n'en connaissons qu'un seul cas, qui nous est fourni par la ville d'Orchomène en Bôolie. A la suite (1*11110 violence commise par un prêtre, la gens à laquelle il appartenait fut déchue de son privilège 2. Il arrivait aussi que, la gens sacerdotale venant à s'éteindre, le principe de L'hérédité
I'1 sacerdoce de Zens libérateur, la condition n'est pas posée d'une manière formelle, mais ailleurs (I. VIF, c. 153) Hérodote raconte comment Télinès, de Gela, avait l'ait à l'État l'abandon d'un eut- privé, en s'en réservant expressément le sacerdoce pour lui et pour ses descendants. Un cas analogue se présente dans une inscription de Gythium en Laconie, publiée par Lebas {Revue archéologique, t. Il, p. 207) : Un temple d'Apollon tombé '■il ruines a\ ail été rétabli par un certain Philémon el à ses frais : en récompense, le sacerdoce lui l'ut décerné par un décret du peuple el déclaré héréditaire dans sa famille.
1. On peut citer, à Halicàruasse, un sacerdoce héréditaire de Poséidon (Corpus Inscr. grsec, n° 2655) ; à. Théra, le sacerdoce d'Apollon carnéen dévolu a la race des /Egides {ibid., n° 2467 ; a Messène, '.'lui des Grandes héesses (Pausanias, I. IV, c. I i, § 1, c. 15, |î 7, c. 27, ■? •"> .