Corpus Inscr. gr., n
i. Strabon, I. XIV, p. 667; voy. aussi Preller, Wylhol, t. I, p. 194. 5. Voy. l'inscription expliquée par Keil, dans les N. Jahrb.f.class.Philol. suppl. IV, p. 618.
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sidérée comme ^'appliquant d'une manière générale à loua les sacerdoces des cultes adoptés par l'État. Les étrangers el l< s demi-citoyens (vôôot en étaienl certainement exclus partout. Les Parasites d'Héraklès, dont il a été question plus haut ne font pas exception à cette règle, attendu qu'ils n'étaient pas prêtres, à proprement parler, mais seulement les auxiliaires des prêtres'. La nécessité d'aller chercher dans les villes voisines les prêtres chargés de rendre à Colophon les oracles de l'Apollon de Claros 2 autorise à présumer qu'ils étaienl pris toujours dans des familles unies entre elles par le connubium :t et faisant partie d'une gens dont les ramifications s'étendaient en différents pays. Il va de soi que l'honorabilité, civique ou épilimie était de rigueur pour le sacerdoce, aussi bien que pour d'autres fonctions. Arislote va jusqu'à interdire le sacerdoce aux laboureurs et aux artisans '', ce qui s'explique, puisqu'il leur refuse la plénitude du droit de cite. 11 n'en était pas ainsi dans la vie réelle. Chez les peuples gouvernés par l'oligarchie ou l'aristocratie, il était naturel que les offices sacerdotaux ne fussent abordables qu'aux membres des classes privilégiées ; mais dans les pays démocratiques il suffisait, en laissant à part les sacerdoces héréditaires, que les prétendants fussent bien nés, c'est-à-dire que leur famille eût pleine jouissance de ses droits civiques, depuis trois générations 5. Il est certain cependant que, malgré le silence de la loi, jamais un candidat au sacerdoce ne fut acclamé par la voix populaire, à moins d'appartenir aux classes élevées ou du moins à celles où l'on était dispensé de
1. L'inscription publiée par Rangabé (Anliq. hellen:, n° 809, 2) et commentée par Keil dans les N. Jahrb.ïf. class. l'/ii!<>I., suppl. II, 1858, p. 359, ne peut être invoquée en sens contraire, puisqu'il n'y est pas question de prêtres ni de sacrifices appartenant au culte officiel. Il en est de même des inscriptions expliquées dans le Rhcin. Muséum, t. XIX, p. 207.