‹ Antiquités grecquesChapitre 407 sur 567 · Politique, I. Vif, c · texte numérisé non relu

Politique, I. Vif, c

5. Les mots oi sOrEviitaTO'., dont se sert Démosthène dans son discours e. Eubulide, § Ï0, ne signifient rien de plus.

gagner son pain quotidien par un travail manuel1. C'était aussi une règle générale chez les Grecs que les défauts corporels, les infirmités et les mutilations rendaient impropre au sacerdoce2. Le culte de l'Artémis d'Ephèse, qui exigeait, il est vrai, dos eunuques3, n'était pas d'origine grecque, et les Grecs ne se prêtant pas volontiers à la castration, on faisait venir des prêtres de l'étranger. Les Métragyrtes se mutilaient aussi pour faire honneur à la déesse dont ils se réclamaient, mais ce culte non plus n'était pas grec, et les Métragyrtes n'étaient pas des prêtres reconnus par l'Etat. Quelques sanctuaires étaient desservis exclusivement par des hommes, d'autres par des femmes ; il y en avait aussi où les prêtres et les prêtresses étaient réunis v. Sans doute, ers distinctions reposaient sur des règles fixes, pour lesquelles nous manquons de renseignements. Si l'on pose ce principe général que les sacerdoces de divinités mâles étaient dévolus à des hommes, ceux des divinités femelles à des femmes, les temples que nous avons déjà cités, ceux qu'il nous reste à indiquer, prouvent qu'il y avait de nombreuses exceptions. Les coutumes variaient beaucoup aussi, en ce qui concerne les conditions d'âge. Dans plusieurs pays, le sacerdoce ne pouvait être confié qu'à des jeunes gens. A Tégée, dans le temple d'Athêna Aléa, à Elatée, dans celui d'Athêna Cranaia, des garçons impubères avaient seuls droit d'en être investis "; de même, le sanctuaire de Poséidon , dans l'île de ('ahurie, ceux d'Artémis, à Mgire et à Patrse, ne pouvaienl être desservis que par de très jeunes filles, qui cessaient d'être

I. D'après Pausanias (I. VII, c. 27, § .'!), les prêtres d'Artémis Soteira, à Peliène, étaient choisis xocrà 86Çav yévou; (/.âXtcrra. Il esl probable que là non plus il ne s'agissait pas de noblesse.

2. Platon, Leges, ï. VI, p. 759 C; Etymol. Magn., p. L76 ; voyez aussi 1rs unies de Wesseling sur les Leges atticx de s. Petit, p, 170.

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