Pausanias, I. VIII, C. fâ, § 7, el I. X. e. 34, § S
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prêtresses en devenanl nubiles *. A JEgiuxn, Le prêtre de Zeus étail aussi un enfanl : on choisissail le plus beau parmi les garçons de smi âge, et il devail céder la place à un autre, dès que la barbe lui poussait8. A Thèbes, le Daphnéphoros, prêtre d'Apollon (sménien, était pris annuellement parmi les garçons les plus beaux el les plus forts, appartenant a des familles considérables8. On devine que ces adolescents devaienl toujours avoir auprès d'eux des fonctionnaires plus avancés en âge, qui, sans porter le nom de prêtres, partageaienl avec eux les devoirs du sacerdoce, les dirigeaienl et les assistaient. La préférence donnée à des enfants d'un âge si tendre reposait sans doute sur la pensée que la Ûeur de la jeunesse et la pureté immaculée auxquelles on ne peut guère croire, après un certain degré de développement, étaient plus que toute autre chose agréables à la divinité. En général cependant, l'abstention de tout rapport sexuel n'était pas formellement ordonnée aux prêtres, et le célibat , exigé de quelques-uns d'entre eux, n'était pas de rigueur pour tous. Tandis que le mariage était interdit à l'Hiérophante d'Eleusis, il était permis à celui de Phliontc ; il est vrai que ce dernier n'était pas nommé à vie, mais seulement pour un laps de cinq années, qui coïncidait avec la période des mystères \ Le célibat était observé surtout dans les sanctuaires des divinités vierges , telles qu'Athêna et Artémis, bien que ces déesses ne soient pas toujours réputées telles. Ce qui est plus étonnant, c'est que, à Sicyone, la même condition était imposée à la prêtresse d'Aphrodite, qui n'avait nulle prétention à la virginité5; ce sacerdoce ne durait, il est vrai, qu'une
1. Pausanias, 1. II, c. 33, § 2 ; 1. VII, c. 19, § 1, et c. 26, § 5.