Pausanias, 1. IX, c
4. Pausanias, 1. Il, c. 14, § 1 ; voy. aussi Origène, c. Celsum, 1. VII, p. 365 (p. 76, éd. Lommeyer). Un homme marié pouvait être choisi comme Hiérophante d'Eleusis, mais le mariage était forcément dissous, au moment où il entrait en charge ; voy. par exemple le Corpus Inscr, gr., n° 405 et 434; cf. Harpocration, s. v. iepoçâvnjç.
5. Pausanias, 1. II, c. 10, § 4. Une inscription recueillie par Rangabé {Antiq. hellen., n° 2276, 15) mentionne à Athènes une prêtresse d'Athèna mariée; voy aussi Plularque, Vitse dcccm Orat., p. 8i3 B. De même, il est
année. À Thespies, au contraire, la prêtresse d'fléraklès, dont les fonctions ne cessaient qu'à la mort, faisait vœu de virginité perpétuelle l. En Phocide, où ce même dieu était honoré sous le surnom de Mysogyne, le prêtre devait s'abstenir de tout commerce avec les femmes pendant la durée de son office qui, du reste, était annuel 2. A Bura, en Achaïe, la prêtresse de la déesse Vf, non seulement devait, après son élection, observer la chasteté la plus sévère, mais elle n'avait pu être choisie qu'à la condition de n'avoir eu jusque-là de relations qu'avec un seul homme. Les postulantes devaient, comme moyen de vérification, se sommeltre à une épreuve consistant à boire du sang- de taureau; celle qui aurait menti en était punie aussitôt par l'effet de ce breuvage 3. L'idée qu'une femme ayant eu plus d'un mari ne pouvait prétendre au sacerdoce paraît avoir été très répandue *. Il était aussi fort d'usage, dans les pays qui exigeaient de leurs prêtres la chasteté, de choisir des vieillards ; c'est ce que faisaient en particulier les Phocidiens, pour le culte d'IIéraklès Mysogyne. De même, on avait soin de prendre de vieilles femmes, dans les temples d'flestia, chez les Delphiens, d'Athêna Poliade , chez les Athéniens, de Sosipolis, à Olympie :i. La prétresse d'Artémis Eïymnia, àOrchomène, en Arcadie, avaitété d'abord une jeune vierge, mais à la suite d'un viol commis par un certain Aristocrates, on prit aussi l'habitude de ne confier le sacerdoce qu'à des femmes à l'abri de ce danger6. Dans les pays mêmes où la chasteté et le célibat n'étaient pas imposés aux prêtres d'une manière absolue, la loi religieuse ordonnait l'abstinence quelque temps avant l'accomplissement des oflices7.
11 y avait des temples où ces oflices ne revenaienl qu'aux
question, dans ['Anthol. palat., 1. VI, u° 330, d'une prêtresse d'Artémis en pouvoir do mari.
i. Pausanias, !. IX, c. 27, § G.