‹ Antiquités grecquesChapitre 414 sur 567 · Schol. de Sophocle (Œdipe à Colone, v. G · texte numérisé non relu

Schol. de Sophocle (Œdipe à Colone, v. G

6. Hérodote, 1. II, c. 36; Plutarque, Aristide, c. 5; Arrien, Bisseri. Epiet., 1. III. c. 21, § 16; Artémidore, Onirocr., 1. I, c. 18.

7. Platon, Leges, 1. XII, p. 956; voy. aussi Pollux, 1. IV, 119.

SACERDOCE ET FONCTIONS RELATIVES Al' CULTE 509

n'était pas une règle sans exceptions. Les prêtres de Dionysos avaient des robes à fond jaune, sur lesquelles se détachaient des ornements de diverses couleurs i. Le costume du prêtre de Sosipolis, à Magnésie sur le Méandre, était pourpre'2 ; le Stéphanéphore d'Héraklès, à Tarse, portait une tunique blanche avec une large bande pourpre, et des brodequins blancs'. A Athènes, les chaussures de l'Archonte-roi, que jusqu'à un certain point ou peut ranger parmi les prêtres, avaient une forme particulière et s'appelaient (3a<TiXfôeç ' ; ailleurs encore, cette partie du costume paraît s'être éloignée chez les prêtres de l'usage ordinaire ; on suppose qu'ils ne se servaient pas de chaussures de peau 5. D'après Plutarque, le prêtre d'Héraklès, dans l'île de Cos, s'habillait en femme pour sacrifier au Dieu ''. En général les vêtements des prêtres avaient un caractère très féminin; cela était vrai, du moins pour la stola, qui leur tombait jusque sur les pieds. C'était la coutume, dans quelques solennités, que le prêtre remplaçât son costume officiel par un autre, qui lui donnait l'apparence du Dieu dont il célébrait la fête. Ainsi, à Pellène, une prêtresse d'Alhêna, jeune fille d'un aspect imposant, se montra les armes à la main et le casque en tête 7. La prêtresse d'Artémis Laphiia, à Patrae, se faisait conduire par des cerfs 8; il est probable aussi qu'elle s'habillait comme la Déesse, ainsi que le raconte de la prétresse d'Arlémis, à Delphes, un témoin, à la vérité, un peu suspect9. Le prêtre de Déméter, à Phénée,

1. Pollux, 1. IV, 117, et 1. VII, 47; Aristophane, Rana?, v. 46.

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