‹ Antiquités grecquesChapitre 42 sur 567 · Eschine, c. Ctésiphon, p · texte numérisé non relu

Eschine, c. Ctésiphon, p

4. Voy. Antiq. Jur. puhl. Gr., p. 302, et le Schol. de Démosthène, p. Ctésiphon, p. 277.

5. Arn. Schaefer (Demnslhenes, t. II, p. 499) est d'avis que la présidence avait été une fois pour toutes déférée aux Thessaliens.

6. Corp. Inscr. grœc., n° 1689 b. ; voy. aussi Antiq. Jur. publ. Gr., p. 392, 8, et Meier, dans YMgem. M. Zcit. de Halle, 1843, n° 233, p. 631.

chacun des États confédérés, même lorsque ce n étail pas smi tour de déléguer un Hiéromnémon, étail libre d'envoyer des députés pour suivre la marche des délibérations, cl agir dans le sens de ses intérêts, autanl que cela étail possible sans assister aux séances. En dehors des personnages officiels, il y avait toujours aux assemblées amphictyoniques, su ri ont à Delphes, une affluence de curieux venus de toutes les parties de la Grèce. On y tenaitaussi des marchés. Quelquefois il arrivait que le Hiéromnémon à <\u\ était dévolue la présidence convoquait en assem blée générale tous les citoyens présents des nations amphictyoniques; ce n'étail à vrai dire que pour leur notifier le résultai des délibérations, non pour' délibérer en commun, mais il étail inévitable que cette assemblée trouvât moyen de manifester son avis et, par là, exerçât une certaine influence sur la manière d'appliquer les mesures arrêtées parle Conseil1.

Démosthène appelle quelque part le conseil amphictyonique de Delphes une ombre (r, iv AsXçctç cw!a) 2 . D'après ce que nous avons dit plus haut, cette expression ne peut sembler surpre-. nante. Malheureusement cette ombre, impuissante pour rallier les forces de la Grèce, se laissa quelquefois aller à trahir la politique nationale, sous prétexte de servir les intérêts du temple qui lui était confié; c'est ce qui arriva dans la seconde guerre sacrée. Les Phocidiens avaient été accusés par les Delphiens d'avoir violé le sanctuaire. Il est difficile de reconnaître jusqu'à quel point ce reproche était fondé ; on sait seulement que depuis de longues années les deux nations étaient en querelle, les Phocidiens réclamant Delphes comme une dépendance do leur territoire, et les Delphiens s'eflbrçant de défendre leur complète indépendance. Les derniers trouvèrent naturellement un appui auprès des anciens ennemis des Phocidiens, les Thébains et les Thessaliens. Grâce aux voix dont les Thessaliens disposaient clans le Conseil amphictyonique, les Phocidiens furent condamnés à une amende considérable. Au lieu delà payer, ils se rendirent maîtres de Delphes et s'emparèrent même du temple ; ce fut le signal de la guerre. Des

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