Voy. plus haut, p
tique qui ne possède pas assez de confiance en lui-même pour se flatter de faire jaillir la lumière de textes tronqués, le plus souvent inintelligibles, doit se borner à faire ce qu'ont fait jusqu'à ce jour des devanciers fort dignes d'estime, c'est-àdire indiquer les dieux qui avaient des autels dans tel ou tel pays, et les fêtes qu'on y célébrait. Là se borne en effet, à peu d'exceptions près, ce que les sources nous apprennent touchant les cultes des différents Etats et des différentes contrées1. Athènes est la seule cité sur laquelle nous soyons mieux renseignés. Sans pouvoir reconstituer complètement l'ensemble de ses institutions religieuses, nous avons du moins plus de données sur son compte que pour aucun autre Etat; nous sommes à même de décrire les formes essentielles du culte et d'en expliquer le sens d'une manière plus ou moins plausible; aussi aurons-nous surtout en vue Athènes, et nous borneronsnous à donner place, dans l'occasion, aux renseignements que nous pourrons trouver sur d'autres populations.
Le culte d'Etat, mis en regard des cultes privés et domestiques, comprend les hommages rendus directement aux dieux par la Cité et tous les actes religieux qu'accomplissent en son nom, soit des prêtres, soit des fonctionnaires spécialement chargés de ce soin. Dans le culte officiel rentrent par conséquent les prières et les sacrifices auxquels il était procédé dans les assemblées populaires, les tribunaux et les corps délibérants, ou qui accompagnaient les traités de paix, les cou ventions internationales et toutes les négociations publiques. Mais outre ces cérémonies qui avaient un caractère fortuit et plaçaient les affaires publiques, a mesure qu'elles se présentaient, sous la surveillance el la sauvegarde des dieux, il yen
1. De beaucoup de fêtes nous ne savons que les noms ; encore ces mention ne sont-elles souvent ducs qu'au hasard. Il ne faut donc pas conclure
de ce qu'une fête esl citée c ine étant célébrée ici bu là qu'elle eût plus
d'importance que d'autres passées sous silence. Il peul au contraire arriver que les principales solennités soient omises et que l'on ait conservé le venir de fêtes insignifiantes. Sans doute il pourrait être intéressant, à un autre point de vue, de grouper tous les renseignements que l'on possè le sur les fêtes de la Grèce, mais ce tableau d'ensemble ne saurai! servir de base a un jugemenl assuré sur les conditions religieuses des États, el il n'y a pas de raison de nous livrée ici a ce travail.
;\\H ANTIQUITÉS RELIGIE1 si s
avait d'autres qui n'avaient pus Lrail à des circonstances particulières, et qui rentranl dans 1rs hommages généraux, destinés à s'assurer leur assistance ou à détourner leur ressentiment, devaient être renouvelés régulièremenl à des époques fixes. Rien sans doute, chez les Athéniens ni dans toute l'antiquité grecque, ne r.i j>] n«! h- les offices du sabbat <>u du dimanche ; il n'est pas douteux néanmoins qu'à chacun des dieux auxquels l'Etat avait consacré un sanctuaire el un clergé il ne lut offert, à des jours marqués, un sacrifice, si modeste qu'il fut pour plusieurs d'entre eux. Ces jours Devenaient plus ou moins fréquemment, suivant l'importance des différents cultes : Pour les uns, les sacrifices étaient annuels; pour d'autres, ils se reproduisaient tous les mois, quelquefois même plusieurs fois par mois; c'est là ce qu'il faut entendre, Jorsque nous voyons que certains quantièmes étaient spécialement voués à tel ou tel dieu l. Ces observances au reste n'étaient pas les mêmes dans toute la Grèce. En certains pays, le premier jour du mois restait indivis entre tous les dieux: chez d'autres, il appartenait en particulier au dieu de la lumière, Apollon 2; ailleurs enfin il était aussi consacré à Hermès dont, à cette occasion, on couronnait la statue, et à la déesse lunaire Hécate :i. Le second jour était dévolu aux héros4; le troisième à Athèna, pour laquelle ce privilège renaissait le troisième jour de chaque décade, c'est-à-dire le 13 et le 28 du mois '-z'.-.r, f 9(vovtoç) ; la dernière fêle était la plus solennelle1. Le qua-