‹ Antiquités grecquesChapitre 421 sur 567 · CHAPITRE DIX-SEPTIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DIX-SEPTIEME

Le développement de la vie hellénique présente, on l'a vu. une grande variété d'aspects, dus aux: différences des conditions naturelles et des événements historiques ; de même les institutions religieuses, bien qu'identiques au fond, offrent dans les détails de nombreuses dissemblances. En général, les dieux des croyances populaires étaient reconnus partout comme tels, et ceux du moins qui tenaient le premier rang dans la hiérarchie avaient en chaque pays et en chaque Etat leurs sanctuaires et leurs cultes; mais le sens qu'on attachait à leur nom, l'importance qu'on leur accordait et par suite les hommages qui leur étaient rendus étaient loin d'être partout les mêmes. Un dieu qui dans telle contrée était l'objet de l'adoration publique n'avait ailleurs qu'une situation subordonnée. Des divinités de même nom étaient représentées ici d'une manière, là d'une autre. Avec leurs surnoms et leurs attributions variaient aussi, suivant les lieux, les cultes institués en leur honneur ; on peut même citer des exemples de dieux occupant, chez certaines populations, une place éminente, dont on ne savait dire s'ils étaient identiques à d'autres généralement admis dans les croyances populaires, ou s'ils avaient une existence distincte l. Il serait assurément fort désirable qu'il pût être tracé un tableau de toutes ces divergences provinciales ou nationales, de façon à mettre en lumière les caractères particuliers à coté des caractères généraux, mais une tradition incomplète et interrompue ne nous permet pas de rassembler les éléments d'un pareil travail, et le cri-

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