Plutarque, Thésée, c. 23; voy. aussi plus haut. p
CULTES OFFICIELS ET SOLENNITÉS RELIGIEUSES î>35
d'exécution, de peur que la souillure attachée au supplice ne rejaillit sur la ville. — Mentionnons encore brièvement 1rs Paeonies, dans lesquelles Apollon était honoré comme dieu de la médecine l. Les informations nous manquent sur le moment où cette solennité était célébrée, aussi bien que sur les cérémonies dont elle se composait.
Les fêtes accomplies dans d'autres Etats en l'honneur d'Apollon2 permettent aussi de distinguer son double caractère, comme puissance naturelle et comme puissance morale. Xous parlerons d'abord des Hyacinthies et des Carnéennes. qui ont donné leurs noms les premières au mois d'Hyakinthios, correspondant à l'IIéeatombœon aftique 3, les secondes au mois Carneios, le même que le Métageitnion. Ces solennités étaient, autant que nous en pouvons juger, communes à tous les Doriens ; mais les Doriens les avaient reçues des populations qu'ils avaient trouvées établies dans le Péloponèse. Peut-être s'adressaient- elles encore à quelque divinité adorée sous un nom différent , et furent-elles par eux transportées h leur Apollon. Les Hyacinthies étaient célébrées, dans la Laconie, en l'honneur du dieu d'A nivelée et de Hvakinthos, qu'il tua d'un coup de disque. IIv.ikinthos personnifie évidemment la végétation éveillée au printemps el entretenue par une pluie fertilisante'*, épuisée en été par des chaleurs torrides. Apollon est le dieu qui envoie les ardeurs brûlantes; le disque est le soleil. Les