‹ Antiquités grecquesChapitre 434 sur 567 · Schol. d'Aristophane, les Acharniens, v · texte numérisé non relu

Schol. d'Aristophane, les Acharniens, v

2. D'après Strabon (1. IV . p. 179) les Delphinies étaient communes à toutes les populations ioniennes; on les retrouve en outre clans l'île dorienne d' Egine ; voy. le Scholiaste de Pindare {Pyth., Vlll, v . 88), Il est probable que tous les Ioniens fêtaient aussi les Thargélies; voy. Welcker, Gtutterlehre, t. [, p. '.03.

3. A Sparte, il s'appelait aussi Hecatombeus : voy.Hermaon, Monatskundt < p. 79.

4. L<> rapport de ce nom avec le mol - tv saute aux yeux; voy, Welcker, ibid., p. 474. Des Hyakinthides ont aussi place dans la mythologie attique : voy. Preller, gi iech. Mythol., t . I, p. 160, t. II, p. 294. Il existait un tombeau da Hyakinthos à Tarente (Polybe, I. VIII, o. 30) \ Rhodes, i Théra, rn Sicile, un mois portail aussi le nom de Hyakinthos Hermann, Monalskunde, p., 79), l);ms l'île de Ténqs, on donnail celui de Hyakintheis I une tribu ou à un dême Corpus Inscript, grsec. n° 2338, v. 26 el 71 ; dai même inscription (v. Iir> est citée une localité du même nom.

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Hyacinthie s étaient donc une fête de la nature. Ce que nous savons de ces solennités, qui se prolongeaient trois jours durant, uous permet de reconnaître qu'au deuil de la végétation expirante se joignaient la joie produite par la récolte déjà engrangée et une confiance joyeuse dans li réveil de la nature. Le premier jour étail consacré h la tristesse : les couronnes el les pseans étaienl bannis du sacrifice; dans le repas qui suivait, on no servail pas des pains de froment, comme c'était l'usage ailleurs, mais des pains grossiers, el le reste était à l'avenant'. Hyakinthos, dont on montrait, au-dessous de l'autel du Dieu, le tombeau fermé par une porte de bronze, recevait un sacrifice funèbre2. Le second jour, au contraire. des garçons vêtus de tuniques relevées faisaient entendre, sur un ton aigu et dans un rythme animé, des chants joyeux avec accompagnement de flûtes et de cithares. Une cavalcade brillante défilait sur l'emplacement de la fête, des chœurs de jeunes gens chantaient et dansaient; des jeunes filles les suivaient, les unes dans des voitures d'osier, les autres sur des chars- Ailleurs avaient lieu des courses, ou on se livrait à différents jeux. Un grand nombre de victimes étaient sacrifiées ; les assistants couronnés de lierre3 s'hébergeaient réciproquement, sans exclure même les esclaves; Sparte toute entière tenait dans Amycla*. Nous ignorons ce qui se passait le troisième jour ; nous savons seulement par Pausanias ' que les femmes Spartiates tissaient chaque année une tunique pour le dieu : l'omission de ce détail, dans la description d'Athénée, nous autorise à réserver pour la troisième journée la présentation au temple de ce présent.

Le mois suivant, venait la fête d'Apollon Carneios, c'està-dire, d'après l'interprétation la plus sure B, du protecteur des

1. Albénée, 1. IV, c. 17, p. 139. Les- détails qui suivent sont empruntés à ce passage.

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