Pausani*?, 1. IX, c
'2. l'roclus, dans la Biblioth. de Photius* p. 988, éd. Hoeschel, et Clément d'Alexandrie (Prolrept., t. IV, p. 95, ed» Klotz) disent 305. On ne sait quel était le point de départ de la procession, non plus que le point d'arrivée.
et d'abord la panégyrie que les Ioniens envoyaient à Délos au commencement de l'été, et dont l'hymne homérique à Apollon rend dès lors témoignage. Dans les premières années de la guerre du Péloponèse, lorsque les Athéniens purifièrent l'ile des tombeaux qui souillaient les alentours du temple avant J.-C. 426), ils instituèrent, en dehors de l'antique fête annuelle, qui avait pu, avec le temps, perdre quelque chose de son importance l, une nouvelle fôtc quinquennale, célébrée avec un grand éclat. Peut-être se proposaient-ils par là de resserrer les liens religieux qui les unissaient aux populations de même origine répandues dans les îles et sur les cotes de l'Asie Mineure, espérance qui d'ailleurs ne fui pas réalisée par l'événement. En second lieu, nous mentionnerons les Sminthies, par lesquelles on implorai l, à Rhodes, l'appui d'Apollon Smintheus ou Sminthios, c'est-à-dire du dieu des rats", contre les ravages que ces rongeurs faisaient dans les campagnes, et enfin les Acties qui avaient pour théâtre le promontoire de Leucade,el où, entre autres victimes, on sacriliait des bœufs, pour être déharrassé des mouches ;. Les Acties revenaient tous les trois ans. On s'y livrait à des jeux qui, outre des exercices gymniques et poétiques, comprenaient des courses navales. Cette fête devint quinquennale sous Auguste ;.
1. Le véritable dieu national des Ioniens n'était pas Apollon, c'était Poséidon Héliconien, en l'honneur de qui étaient célébrées les Panionies, mais qui, ainsi que nous le verrons, avait été rejeté à Athènes sur le second plan el l'ut loin par la suite de rivaliser avec Apollon. Celte prééminence d'Apollon peut servir à recliûer le système d'après lequel l'Ionisme aurai! été inoculé aux Athéniens par Xanthus et par son fils Ion; car ce l'ut l'immigration de Xanthus qui naturalisa chez les Athéniens le culte d'Apollon Pythien, i
à dire d'une divinité qui n'était pas d'origine ionienne.
2. Suivant Aristarque, la forme E|/.iv6eûî dériverail plutôl de S^vOy), I"1'1'' ville de la Troade, que de cjuvôo.; ou <xti.(vOa. Cf. Apollonius, lexicon Homericum, s. v., el Heyne, dans ses notes sur {'Iliade, I. I. v. 39; mais aussi plus haut, p. 274. Pour la fête que l'on célébrai! à Rhodes, nous voyous aux indications réunies par Hermann, Gottcsdienstl. Uterth., g 67 10. — On sait par Strabon (1. XIII, p. C13 l'exislencec d'un Apollon mapvàiHOs, c'est-à-dire d'un dieu des sauterelles, que nous retrouvons à Athènes. (Pausanias, 1. I, c. 24, §8.)
3. Êtiennede Bysance, s. v. ; <Elien, Hist. Anim.,1. \l. c. s. ■i. Suétone, Octave, c. 18; Dion Gassius, 1. LI, c. 1.
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I-; n retournant .1 Athènes, nous rencontrons, immédiatemriii après les hécatombes immolées .1 Apollon, la fête de Kronos, appelée Kronia. Elle se célébrait le 1:2 du mois d Bécatombœon ' qui avait, dans le principe, porté le nom de Kxonion '. Les Lémoignages des anciens nous apprennent que la fête élail très joyeuse, que l'on 3 banquetai! copieusemenl el que l'on régalail même les esclaves, ce qui l'a fait comparer aux saturnales romaines3. D'après la saison où elle tombait, elle doit «Mie considérée encore comme une fête de la moisson ; on se réjouissait des promesses qu'avait tenues la terre, t'ette conjecture d'ailleurs est d'accord avec l'idée attachée au nom de Kronos. de faire durer les choses el de les achever'. De leur côté, les Éléens fêtaienl à Olympie, dès l'équinoxe du printemps, le dieu qui jadis avait partagé avec Eélios la souveraineté de leur contrée 5. Un sacrifice lui était offert sur le Kronion, colline voisine d'Olympie, par des prêtres qui portaient le titre de faaCkcci 6, et vers le, même temps, le 15 d'Élaphébolion, qui répond au commencement d'avril, il recevait en Attique des gâteaux de sacrifice, au moins de la pari des laboureurs. Ces gâteaux, de forme arrondie, présentaient deux parties saillantes figurant sans doute les mois . Ce qui prouve à quel point la gaité se faisait jour aussi dans les fêtes d'Olympie, c'est que plus lard, lorsque la croyance à l'âge d'or dont on avait joui sous le gouverne-
1. Welcker {Gœtterlehre, t. I, p. 157) met en doute que les Kronia aient été une fête officielle, parce qu'il n'en est pas fait mention flans l'inscription n" 157 du Corpus fnscr. grsec, niais cette inscription n'est nullement un tableau complet des fêtes et des sacrifices; elle n'énumère que les sacrifices à la suite desquels l'argent provenant de la vente des peaux (ôepiwx-nxov) était versé dans les caisses de l'Etat. Entre autres preuves constatant que les Kmuia étaient bien une fête publique, on peut citer ce fait, énoncé dans le discours de Démoslhène contre Timocrate (p. 708) que ce jour-là les séances du conseil des Cinq -Cents étaient suspendues.