Plutarque, Thésée, c
2. Telle est l'opinion de .Mullcr, Pallas Athêna, dans VAllgem. Encyclop., t. III. 10, p. 84. Les objections deHermann (Griech.AUerth., I. II, §56, 1 1 ne paraissent pas devoir être acceptées sans examen. Les explications fournies par quelques anciens sur les usages de celle fête parlent de l'hypothèse qu'elle avait ete instituée pai Thésée, à Sun retour de l'île de Crète. On peut en effet citer a l'appui île ('cite origine ces deux circonstances que les chants récités dans les Oschophories préconisaient aussi Ariadne, femme de Dionysos, à qui Thésée 'lut son salut, et que les éphèbes qui conduisaient le chœur étaient vêtus d'habillements île femmes comme l'étaient '\>^ jeunes gens mêlés aux filles que Thésée avait emmenées, lorsqu'il était aile en Crète acquitter le tribut. De même les Déipnophores représentaient les mères des victimes.
3. On se demande par exemple ce qu'était lanposdpîa Iv Sxtpotç, mentionnée par Aristophane (Thesmoph., v. 834, éd. Didot).
4. Voy. IVluller, Kleine Schriften, t. III, p. 163; Hermann, i6id.,§56, I" Par suite de la ressemblance des noms, les anciens et les modernes oui confondu souvent les Skira et Skirophl ries ou n'y ont vu du moins que
deux actes d'une même fête, confusion à laquelle n'a paa échappé Preller. [Griech, MythoL, t. I, p. 164.
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aussi l'appelait-on les Dionysies champêtres. AicvJsta -y. /.?.-. xypyjq), par opposition aux Dionysies urbaines ÔLiovfo.ai vx /./.-' àVcu), «|ni revenaient deux 1 1 1 « • i -> plus tard. On établissait encore une autre distinction : Les premières étaienl les petites Dionysies, les secondes les grandes Dionysies !>'■ la saison où elles étaienl célébrées, il résulte avec évidence que les petites Dionysies étaienl proprement la fête des vignerons. Après la récolte et le pressurage du raisin, les vendangeurs lémoignaient toute leur gratitude pour ce bienfait par les réjouissances en usage clans les campagnes. On mentionne en particulier l' Askoliasmos ' , dans lequel il fallait sauter à clochepied sur une outre gonflée d'air et enduite d'une couche d'huile. <Mi s'efforçait, en se balançant, de garder l'équilibre, mais il v avait naturellement beaucoup de glissades et de culbutes, toujours saluées par des risées. Les sacrifices s'appelaient Oecîvta2; les gennêtes ou membres d'un même yiv;.-. hommes et femmes, maîtres et esclaves, s'associaient pour les offrir en commun. A la tète de la procession, s'avançaient les Canéphores avec des corbeilles contenant les gâteaux et les objets nécessaires au sacrifice; d'autres jeunes filles portaient des cruches de vin pour les libations ; d'autres conduisaient le bouc qui devait être immolé ; d'autres encore tenaient à la main des pampres et des guirlandes de figues. En dernier rang on voyait apparaître le porteur ou les porteurs de phallus. symbole de la nature créatrice dont la fécondité se manifeste avec tant d'énergie dans le vin. Leur marche était accompagnée de chants en l'honneur de Dionysos et de Phalès, c'est-à-dire en l'honneur du Phallus, personnifié et devenu le compagnon du Dieu ;t. Du lieu de réunion, qui était la maison habitée par l'ordonnateur de la fête, on se rendait à l'autel de Dionysos ou à son temple, s'il avait un temple dans le dême. Là on immolait la victime, on buvait et on prenait ses ébats. Sans doute on ne se faisait pas faute d'échanger de
1. Pollux, 1. IX, iiM : voy. aussi Ruhnkehius, dans ses notes sur Tirnée. p. 51 ; cf. Jahn dans YAreh;ml. Zeitung, 1847, p. 129 et suiv.