Eschine, c. Ctésiphon, S
2. Gerhard expose, dans les Mémoires de l'Académie de Berlin, L858t p. 149, iliverses considérations sur la nature cl la signification des Anl téries, mais ce travail ne fournit pas 'le faits nouveaux.
:i. Plutarque, Qusest. contrit)., 1. VIII, c. lu. S :;, el I. III, c. 7. § I.
\. Procius, '"/ Hesiodum [ùpeitx tt Uies, v. 366).
,r>. Philostrate, Heroica, c. 13, p. 720; Rtymol. magn., s. v. 'AvOeffn
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bacchantes, des satyres, des nymphes, etc. ', se promenaienl de côté el d'autre el allai enl surprendre les gens de leur connaissance. Des sociétés bachiques se réunissaient el s'excitaienl à boire8. Un prix étail la récompense de celui qui avait absorbé la plus large mesure dans le moins de temps8. Cependant une certaine modération étail observée. ' >n ne puisait pas à un cratère commun du vin sans cesse renouvelé ; chacun avait devant soi son pot ou peut-être plusieurs pots, ce dont les commentateurs qui expliquent tout ont cherché la raison dans les légendes mythologiques*. Un poète a dit : Il faul bien que les morts vivent. Les Athéniens étaient de cet avis ; ils n'oubliaient pas leurs morts dans les joies de la fête ; ils visitaient les tombeaux et y faisaient des libations devin6. 11 paraît même que les Lénéennes avaient surtout, dans le principe, un caractère funèbre, que Ton se proposait d'apaiser les divinités souterraines dont la puissance expirait à la fin de l'hiver, et qui ne se laissaient pas déposséder sans résistance; aussi les rLOcyia'. et les Xie: étaient-elles marquées sur le calendrier comme des jours néfastes (àxôçpaàeç ou [xtapac fy/ipai) 6. Les temples des divinités olympiennes étaient fermés \ ce qui signifiait que les âmes des morts sortaient des enfers et erraient de côté et d'autre. Il fallait, pour se mettre hors de leur atteinte, mâcher la plante épineuse appelée Rhamnus, et enduire sa porte de goudron. Mais si tel avait été en effet le but de la fête à l'origine, si en conséquence les divertissements publics et officiels en étaient exclus, les témoignages anciens concourent à prouver que dans les cercles privés la gaieté l'emportait et que les prêtres eux-mêmes ne dédaignaient pas de