Voy. Schœmann, ibid., p
3. On lit dans Lucien, Harmonidès, c. 2 : xptv&vo-i oï îmà. r, névie r, Se-os ôtq. Voy. aussi Schneider, das Theaterw., p. 109. Sur l'élection et le tirage au sort des juges, on peut consulter H. Sauppe, dans les Berichten der K. Sœchs. Gesellsch. der Wissensch., 1855, février; R. Schutz, de Chori tragici habita. Berol., 1856, et Helbig, z. Kenntniss des griech. Bùhnenwesens, dans la Zfitsch. fur das Gyuinasialw.f 1862.
complément. Le magistrat procédait Jui-mème au tirage sur le théâtre. Ceux que le sort désignait faisaient serment de n'écouter que la voix de leur conscience ; ils étaient responsables, s'ils étaient convaincus de prévarication '. Il est certain que les représentations n'étaient pas terminées en un jour ; mais on ne peut en fixer avec certitude la durée.
Les deux mois qui suivaient immédiatement ramenaient aussi des fêtes en l'honneur de Dionysos. La première était les Anthestéries, qui avaient donné leur nom au mois d'Anthestérion -, correspondant à une partie de février. C'était le moment où, après l'engourdissement hivernal, la végétation s'éveillait et faisait éclore les premières fleurs, où le jus du raisin, pressuré au commencement de l'automne, achevait sa fermentation dans les jarres, où le moût se trouvait transformé en un vin clair et généreux. Les Anthestéries fêtaient ce double phénomène, le réveil de la nature et la complète fermentation du vin. Elles duraient trois jours, du I 1 au 13. Le premier, où l'on ouvrait les grandes jarres et où l'on goûtait le vin avant de le renfermer dans les cruches, était appelé Pilhigie ;i. Chacun offrait au Dieu, sous forme de libation, la liqueur fortifiante dont on lui attribuait le bienfait. La maison toute entière, y compris les serviteurs 4, avait part à ses (huis et se mêlait à ces réjouissances. Des fleurs printanières ornaient les appartements et remplissaient les vases. Des enfants, depuis l'âge de trois ans, représentant les espérances de l'humanité et semblables eux-mêmes à des boutonsà peine éclos, s'avançaient, couronnés de fleurs ;. Le second jour était la fête des pintes (Xéeç) ; lamême gaieté y léguait. De hardis compagnons, en habits de fête, parmi lesquels plusieurs représentaient sous des déguisements les personnages qui composaient le cortège habituel de Dionysos, tels que des