‹ Antiquités grecquesChapitre 472 sur 567 · Athénée, ibid · texte numérisé non relu

Athénée, ibid

hurler avec les loups l. Cependant l'Etat maintint, le 12 d'Anthestérion, dans le plus ancien des deux temples que renfermait le Lénaeon, une cérémonie mystérieuse et d'un caractère profondément religieux. Le temple, fermé toute l'année, ne s'ouvrait que pour cette seule fête 2. Le rôle principal y était dévolu à la Basilissa ou Basilinna, c'est-à-dire à la femme de l'Archonte-Roi, que ce magistrat avait dû épouser vierg-e et prendre parmi les filles d'origine purement attique. Elle avait sous ses ordres quatorze femmes nommées yepapai, choisies par le Roi entre les matrones athéniennes. La Basilissa, assistée par un héraut sacré, recevait leur serment ; elles juraient qu'elles possédaient les qualités requises pour le service divin, surtout la chasteté et la continence, et s'engageaient à ne rien révéler des choses que, en dehors d'elles, aucun œil humain ne devait voir3. Les quatorze yzpzpd accomplissaient certains rites sur un égal nomhre d'autels \ La Basilissa était mariée à Dionysos avec des cérémonies sur lesquelles nous ne pouvons donner aucun détail, et pénétrait dans la partie la plus reculée du temple où personne ne devait la suivre. Ce mariage peut fournir matière à des conjectures diverses ; la plus vraisemblable, ou du moins la plus simple, est que la Basilissa représentait la campagne et était unie au dieu de la végétation renaissante, pour assurer sa protection aux cultivateurs '■'. Le troisième jour des Anthestéries s'appelait Xû-cpot, ou fête des marmites, parce qu'on offrait ;i Hermès Chthonien des vases contenant des productions naturelles de toute sorte. que l'on avait fait bouillir et qu'il n'était permise personne de goûter, prohibition observée d'ailleurs dans tous 1rs sacrifices des divinités souterraines''. Les cérémonies religieuses fai-

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