‹ Antiquités grecquesChapitre 473 sur 567 · Disc. c. Neœra, p · texte numérisé non relu

Disc. c. Neœra, p

:;. Disc, c, Neœra, § 78.

4. Pollux, Onomast., I. VIII, les-, Etymol. magn., p. 227; Harpocration et Hésychius, s. v. repapai; la forme repaipd parait être une altération

.".. Voy. Preller, Demeter und Perseph., p. 390, el Griech. Mythol., t. I, p. 528. Ceux qui ne seronl pas satisfaits de cette explication peuvent recourir

au mythe de Sêmélé ramen les enfers par son fils, ou au retour il'' Cora

sur ia terre.

6. Scholiaste d'Aristophane, Acharn.,v. 1076, éd. Didot, >'t Grenouilles, v. 218; Mommsen, Heortol., p. 24.

."iKO \\ riQUITÉS RELIGIE1 SES

saienl place ;i des exercices divers: il esl question de jeux agonistiques ' e1 d'une loi « i < * l'orateur Lycurgue, d'après Laquelle des orateurs comiques exécutaient sur le théâtre non pas dos représentations, a propremenl parler, mais des répétitions qui permettaient de désigner d'avance ceux qui seraienl admis a concourir aux prochaines Dionysies urbaines '. !><■ toul ce qui précède, il résulte que les trois journées des Anthestérics étaient consacrées à un grand nombre d'actes religieux, qui n'avaient pas trait uniquement au culte de Dionysos, cl dont l'Hermès Chthonien revendiquait sa part.

Les Dionysies urbaines ou grandes Dionysies étaient célébrées dans le mois suivant ou mois d'Elaphébolion, qui correspond aune partie du mois de mars. Si les Anthestéries étaient déjà un hommage au dieu qui ranimait la nature, les Dionysies urbaines fêtaient sa victoire définitive sur les puissances hivernales. Elles précédaient de très peu l'éqninoxe ; toute trace de l'hiver était donc effacée; les prairies avaient revêtu leur parure, et la vigne entrait en fleur. On ne saurait préciser le jour où les fêtes commençaient ; mais il esl vraisemblable que la clôture avait lieu le 15, et on peut admettre que dans la période florissante d'Athènes, elles se prolongeaient pendant six jours3, bien que sans doute leur durée ait été moindre à l'origine. Des jeux, des chœurs d'enfants, des chœurs dithyrambiques et des représentations théâtrales en faisaient l'ornement, comme nous l'avons vu pour les Lénéennes ; mais la fête était beaucoup plus brillante, en raison de l'affluence des étrangers attirés par la belle saison. C'était, en effet, le moment où la navigation suspendue reprenait son cours et où les confédérés apportaient leurs tributs. Le théâtre pouvait contenir trente mille spectateurs.

\. Philochorus cité par le Scholiaste d'Aristophane (les Grenouilles. v. 218) ; voy. aussi Leutseb, dans le Philologas, t. Xf, 1856, p. 733. Il résulte d'une inscription publiée par Ross (die Demen, p. 55, n° 29) que pendant longtemps cette fête offrit aussi le spectacle d'une course aux ilambeaux.

2. Pseudo-Plutarque, Vit;v decem Ornt., p. 387 E; voy. aussi Meier, de vita Lycurgi, p. xxxvi; Hermann, Griech. Alterth., t. II, 5j 58, 6, et Mommsen, HeortoL, p. 368.

3, Voy. Hermann. ibid , S 59. 6; Schneider. Theaterwesen, p. 36.

On en avait commencé la construction après la LXX Olympiade, et il ne fut achevé que par l'orateur Lycurgue, contemporain de Démosthène, mais depuis longtemps déjà il servait à des représentations dramatiques. Auparavant, on se contentait d'une construction en bois, que l'on élevait à la hâte sur la place ou dans le Lenseon, suivant les solennités qui se préparaient1. Nous devons mentionner encore une fête consacrée à Dionysos Brauronien, qu'il faut ranger peut-être parmi les Dionysies champêtres réunies dans le mois de Poseidéon, mais qui toutefois s'en distinguait par une pompe plus grande et par cette circonstance que tous les cinq ans elle était célébrée avec plus d'éclat encore. Athènes y envoyai! une théorie - ; on s'y disputait aussi des prix ; il est en particulier question de concours entre les rhapsodes3.

Il reste peu de chose à dire sur les fêtes dont Dionysos était l'objet en dehors de l'Attique. On sait que chaque partie de la Grèce avait les siennes, mais là se bornent nos renseignements. Il y a trace entre autres d'une fête célébrée par les habitants d'Aléa, en Arcadie, et désignée sous le nom de Skiéria, où les femmes étaient fouettées, comme les jeunes garçons de Sparte à l'autel d'Artémis Orlhia. Cetle solennité se renouvelait tous les deux ans. L'épreuve du fouet avait été adoptée sur l'ordre de l'oracle4; elle remplaçait, comme à Sparte, des sacrifices humains. On ne sait quel sens s'attachait au mot Skiéria. Chez les Argiens, Dionysos était honoré sous le surnom de 6ouYevr,ç, né d'un taureau ; à sa fête, un agneau était jeté dans une eau profonde, eo l'honneur du dieu des enfers, auquel on donnait, pour cetle circonstance, le nom de 7tuXâoxoç s, et Dionysos était évoqué au sou des trompettes6.

1. Photius, s. v. iv.p'.x et Aïjvàïov ; Lexicon Seguer., p. 278; Libanius, Hypoth. >nl Demosth. Olynth., I, p. 8; Pausanias, I. [, c. 29, § 16; Ps. Plularque, Yii;r decem Orat., p. * i ! <:. Wieseler, dans un programme publiée Gœttingue, 1860, est d'avis que cette construction lui toujours dressée sur l'agora ; voy. ;uissi Bursian, ibid., t. I, p, ' >'■

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