Athénée, 1. X, c. 25, p
5. Strabon, 1. X, p. 487. D'une inscription publiée dans le Corpus (n° 2329, v. 15 et 25) il résulte que le même temple était commun à Poséidon et à Amphitrite.
CULTES OFFICIELS ET SOLENNITÉS RELIGIEUSES o97
lieu à cette époque ', et que des sacrifices étaient offerts aux divinités de l'hymen (Ouatai y<xy.rfd<xî). Parmi ces divinités, Héra, l'épouse par excellence, occupe la première place ; elle était adorée sous les surnoms de Çuyfo, xeksia, yr^/J.x, et l'on est, jusqu'à un certain point, autorisé à dire que le mois de Gamélion lui était consacré 2. Nous n'y trouvons cependant pas trace d'une fête publique fondée en son honneur, car les Gamélies, dont il est assez souvent question, rentrent dans le culte privé. Il n'est pas question davantage, durant les autres mois, de l'êtes consacrées à Héra, bien que, au rapport de certains grammairiens, son mariage avec Zeus (tspoç vây-ç) ait été célébré solennellement à Athènes, aussi bien que dans plusieurs autres cités 3 ; à quelle date, nous l'ignorons, mais en tout cas ce mariage, qui figurait l'union du Ciel, principe de vie et de fécondité avec la Terre réparée par le printemps, pouvait difficilement tomber dans le mois de Gamélion '*. — Le culte de Héra avait plus d'importance chez les Argiens, où elle occupait la même place qu'Athêna dans Athènes, et où les années étaient désignées par les noms de ses prêtresses. Sa fête principale, les Héraea, était appelée aussi Hécatombaea, en raison du grand nombre de bœufs que l'on immolai l à l'entrée de la ville, près du temple situé à la limite de l'ancien territoire de Mycènes 5. La prêtresse, qui avait son domicile à l'intérieur de la ville, devait se rendre au temple sur un char traîné par des bœufs blancs \ Toute La population suivait processionnellemeut la même route ; les hommes aptes au service militaire défilaient en armes7. Les sacrifices accomplis, on distribuait les viandes et il s'ensuivait un banquet
1. Suivant Aristote (Politique, I. Vit, c. 1 î S 7), c'était une coutume générale de se marier l'hiver. Le mois de Gamélion répond an mois de janvier. On a prétendu, mais sans aucune preuve, qu'il s'était d'abord appelé Lenœon.