‹ Antiquités grecquesChapitre 490 sur 567 · iEneas Tacticus, Poliorcète, c · texte numérisé non relu

iEneas Tacticus, Poliorcète, c

\\ loi 11 TES RELIGIEUSES

général. La fête, <|iii sans doute devait durer plusieurs jours, était marquée par différents jeux : l'un d'eus consistait en ceci que les jouteurs devaient, tout en courant, lancer des javelots contre un bouclier ; celui qui parvenait a renverser le but était proclamé vainqueur et recevait, outre une couronne, un bouclier avec lequel il figurait dans la procession qui couronnait la fête2. — Une solennité du même genre était célébrée dans l'île dVEgine, et vraisemblablement aussi à Epidaure3. — Les Corinthiens, chez qui liera était adorée comme gardienne de la citadelle (àxpa(«), donnaient en son honneur une fête annuelle. Sept jeunes gens et autant de jeunes filles, appartenant aux familles les plus considérables, étaient consacrés à la Déesse et s'engageaient à servir un an dans son temple. La victime expiatoire était une brebis*. Suivant les exégètes, cette cérémonie avait été instituée en souvenir des enfants de Médée mis à mort par les Corinthiens. En réalité, nous devons y voir un tempérament pour remplacer les jeunes victimes que l'on sacrifiait jadis à Héra. Médée est une ancienne divinité corinthienne, dont le culte se confondit plus tard avec celui de Héra, et qui, transformée par la légende en une simple héroïne, est représentée quelquefois comme ayant été la première prêtresse de celte déesse 3. — A Elis, Héra recevait tous les cinq ans un péplos lissé par seize femmes choisies à cet effet, qui avaient aussi mission de présider aux jeux nommés Heraa. Ces jeux consistaient en courses de jeunes filles, divisées en trois groupes, suivant leur âge, qui, les cheveux llottants, vêtues d'une courte tunique, l'épaule droite découverte jusqu'au sein, fournissaient la carrière olympique, diminuée toutefois de la sixième partie. Celles qui remportaient, les prix recevaient des couronnes d'olivier et une part des bœufs immolés ; il

i. Scholiaste de Pindare, Olymp., VII, v. 152.

2. Schol. de Pindare, ibid. ;Zenobius, Prov., cent. VI, n°52; voy. surtout Welcker, alte Derikmâler, t. III, p. 514.

3. Schol. de Pindare, Pyth., VIII, v. 113; voy. aussi 0. Muller, Mgin p. 149.

4. Schol. d'Euripide, Médée, v. 273; Zenobius, Prov., cent. I, n° 27.

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