Lactance, Instit. div., I. I, c
2. C'est aussi l'opinion de Panofka (Res Samiotum, p. 59) : Welcker est d'avis contraire (Schwenck's etymol. mythol. Andeut., p. 275.
3. Cette légende est rapportée par Athénée (t. XV, c. 12, p. 672). d'après un écrit du Samien Ménodotos.
CULTES OFFICIELS ET SOLENNITÉS RELHilEL'SES 601
rendue elle-même, ils l'attachèrent fortement à un tronc de saule, d'où serait venu à la fête le nom de Toneia. Mais plus tard la prêtresse détacha les liens, et, après l'avoir purifiée, rétablit la statue sur sa base. Rien n'empêche en effet d'admettre que l'origine des Toneia ait été le désir de s'assurer à nouveau la présence et la protection de la Déesse.
Le calendrier athénien a pu nous aider jusqu'ici à établir de l'ordre dans les différentes fêtes ; il ne peut plus nous être d'aucun secours pour celles qu'il nous reste à passer e^ revue, car si nous en connaissons l'existence, nous en ignorons la date. A défaut d'un autre fil conducteur, nous ne pouvons que nous diriger d'après les analogies des dieux ou des déesses à qui elles étaient consacrées. En conséquence, nous passons de liera à son iils Héphaïstos que, d'après les uns elle avait enfanté à elle seule, dont, suivant d'autres, Zeus était le père. La tradition athénienne établissait une étroite relation entre Héphaïstos et la déesse nationale Athèna, en le faisant naître d'Erichthonius ou Erecthée qui, s'il n'était pas le fils d'Athêna, avait du moins été élevé maternellement par elle. Héphaïstos, d'après cette tradition, est visiblement une divi» nité de l'ordre physique, dont la puissance ignée s'exerce sur la terre en dégageant du sol brûlant les vapeurs qui, recueillies par la déesse céleste, retombent à la surface en rosée rafraîchissante1. Nous avons, à l'occasion des honneurs dont était l'objet Athèna, mentionné déjà les XaXxeîa, pour lesquelles s'unissaient, le dernier jour de Pyanepsion, les forgerons et tous les artisans dont le métier réclame l'aide du feu. (.cite fête, à partir au moins du moment où elle devint une fête ouvrière, s'adressait à Héphaïstos, comme a la divinité du feu auquel sont dues les merveilles de l'art, et à l'auteur des chefsd'œuvre de l'industrie, quelle que soit d'ailleurs l'idée que chacun peut se faire du sens attaché originairement à sou culte. Nous ne savons rien des 'Hçaurïéïa, si ce n'est qu'elles étaient marquées par des Lampadophories, comme les Panathénées-. Cet usage, eu effet, qui semblait particulièrement
t. Voy. Preller, Griech. MythuL, t. I. p. 131.