‹ Antiquités grecquesChapitre 513 sur 567 · Plutarque, Thésée, c. I i · texte numérisé non relu

Plutarque, Thésée, c. I i

6, Voy. Schœmann, A.ntiq. grecq., t. I, p. I !0. i . Corpus Inst rrpt. grive, n° 1 28.

politique, continuèreni d'exercer en commun leurs anciens cultes, ainsi qu'en témoigne la mention de Zeus Géléon, c'està-dire <ln Zeus en honneur dans la tribu des Géléontes1. Nous parlerons pins loin des fêtes en usage 'Lins les phratries el dans les gentes; mais nous devons auparavant signaler une autre classe d'associations religieuses qui ne rentraienl pas dans l'organisation traditionnelle de l'État, el qui formées en toute liberté d'éléments plus jeunes, ne devaienl leur existence qu'à l'initiative privée.

I. Voy. Ross, l> men v. A.ttika, p. vu, el les remarques de Meïer, p. ix.

CHAPITUE DIX-HUITIUMK

:ONFRÉRIES

( )n peut dire en général que, parmi les associations privées, formées en Grèce en vue d'un but déterminé, il n'y en avait pas ou il n'y en avait guère qui ne se rattachassent étroitement à quelque dieu ou à quelque héros, el ne lui rendissent à époques Fixes un culte commun. Il y avait des associations exclusivement religieuses, qui s'unissaient pour honorer tell»4 <>u telle divinité, tenue par elles en particulière estime1; d'autres, chargées d'une entreprise ou vouées à une industrie spéciale, réclamaient pour le succès de leurs efforts un patronage divin; d'autres encore étaient des assurances mutuelles en cas d'accident; il y en avait enfin dont les membres ne cherchaient qu'une occasion de s'eut retenir el de se distraire. Que celles-là mêmes eussenl parfois l'idée de s'assurer un protecteur dans le ciel el accomplissent en sou honneur des cérémonies où le plaisir tenait a la vérité plus de place que la

1, C'est ce que l'on appelle proprement les Th u Thiasites, du

mol Btacro;, qui signifie une réunion d'hommes associés pour la célébration de fêtes religieuses. * In comprend Facilement que des associations formées en

vue d'une entrepri i l'un fussent désignées de même, en tint

qu'elles avaient aussi un caractère religieux. La conjecture de Pétersen, que le mot ôtaffoç s'applique uniquement à des fêtes mystiques el quelque peu désordonnées, est absolument sans fondement; voy. dev Delphischt Fest- < yclus, Hamburg, 1859, p. 32.

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religion, c'est ce que prouve l'exemple de la joyeuse confrérie qui avait adopté pour I i « ■ 1 1 de réunion le sanctuaire d'Héraclès dans le dême de Diomée. Le nombre des sociétaires ne pouvait dépasser soixante. Amateurs de vin el de bonne chère, ils avaient naturellement choisi pour patron Héraclès, à qui i'on prêtait les même goûts. Leurs farces el leurs bons tours avaient tant de succès que Philippe de Macédoine, sensible a ce genre d'esprit, se fit rédiger un recueil de ces anas et le pava d'un talent1. La confrérie d'Héraclès existait dès le temps d'Aristophane2. On connaît, par les sorties violentes de Démosthène, une autre association d'un caractère plus vulgaire et plus grossier, qui se réclamait d'Ithyphallus, démon obscène attaché au cortège de Dionysos. Les membres étaient initiés au culte d'Ithyphallus et admis parmi ses serviteurs, à la suite de cérémonies honteuses ;i. Il n'est pas besoin de dire qu'il ne manquait pas non plus de confréries respectables, où l'on pouvait goûter les agréments de la société, sous la protection de divinités appropriées à ces réunions. Sophocle fut, dit-on le fondateur d'une de ces associations des amis de l'Art et de la Science qui prenaient l'occasion de s'assembler pour rendre hommage aux Muses4. Nous avons cité déjà les sociétés de secours mutuels, gpavei5. Il est certain que les Eranistes avaient aussi des réunions de société où, entre autres divertissements, on se régalait en pique-nique6. Il résulte de différents témoi-

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