Voy. Meier, de Gentib. att., p. Il, n
3. Corpus Inscript, grsec, n° 'ci;;. Voy. aussi sur ce point el pour tout ce qui suit, Meier. ibid.} p. 1*), 11. 82.
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on ignore ;i quelle date; toul ce q\ie l'on sait, c'esl que la première journée s'appelail Dorpia ou Dorpeia, d'après les banquets, qui avaienl lieu le soir el étaienl naturellement précédés par des sacrifices. Toutefois, les principaux sacrifices étaienl réservés pour la seconde journée, appelée ivappuciç, peut-être parce que les sacrificateurs ramenaienl en haul là tête 'les victimes; nous donnons cette explication pour ce qu'elle vaul \ Los frais de ces offrandes élaient supportés non par les Phratries, mais par l'État2. Le troisième jour, les enfants venus récemment au monde étaient présentés par leur père ou par les personnes qui en avaient reçu mission, aux P h ratures réunis dans le Phratrion, à la suite de quoi ils étaient inscrits sur les registres, pourvu cependant qu'ils fussent nés en légitime mariage. Une déclaration solennelle devait être Faite en ce sens et pouvait même être contredite par le premier venu. Si la fraude paraissait probable, une enquête était ordonnée. Le père offrait ensuite un agneau ou une chèvre, que le président ou le prêtre de la Phratrie immolait sur Tautel. Ce sacrifice s'appelait xoupéïov, comme étant accompli à l'intention des enfants, y.oOpot el x.oï5pai ; le jour où il y était procédé s'appelait yjuipa -/.oupeGraç3. Au lieu de /.oupetov, on se servait
1. Voy. cependant Suidas, s. v. àvapp\kt; Lexicon Seguer., p. 117, 6, e Bachmann, Anecd., t. I, p. 113, 3.
2. C'est pourquoi les grammairiens appellent les Apaturies une éopT») SïinoTeXTJç. Voy. les passages réunis par Meier, dëGentib. ait., p. 12, 2. Pour la même raison, les TrpofrêvTat que mentionne le décret du Sénat conservé par Athénée (1. IV, c. 71, p. 171) et dont i! a été question plus haut, p. 52 U doivent être les citoyens nommés par l'Etat pour veiller aux banquets des sacrifices mis à la charge du trésor; voy. Mommsen, Heortol., p. 307. Nous avons fait remarquer à cette occasion que malgré cela les Apaturies ne doivent pas être considérées, à proprement parler, comme une fête de l'État. A l'appui de cette opinion, on peut, outre les raisons que nous avons données déjà, citer le récit dans lequel -Xénophon raconte ce qui précéda la condamnation des généraux vainqueurs aux Arginuses (1. I, c. 7, § 8).
3. Cette explication est du moins celle qui est donnée par la plupart des Anciens, et la plus vraisemblable. Sur une autre conjecture d'après laquelle xo-jpE'ïov serait dérivé de -/.oupdt, parce que, à ce jour, on faisait tomber la barhe aux Ephèbes pour la consacrer aux Dieux; voy. Meier, de Gentib. att., p. 17. Les arguments qu'Hermann oppose à Mommsen, dans la Zettsch. f. d. Alterthumsw., 1835, p. 1142, ne me persuadent pas, bien que je ne mette pas en doute la présentation des Ephèbes devant les Phratores pour la déclaration de leur majorité; voy. Àntiq. grècqùéë, t. 1. p. 117.
CULTE DES PHRATRIES E.l DES GENTES 63^
aussi du terme de mïp% que l'on expliquait de la manière suivante: la loi exigeait que les victimes eussent un certain poids et les Phratores, entre lesquelles viandes devaient être partagées, avaient intérêt à y tenir la main; aussi trouvaient-ils souvent que l'offrande était trop mince et insistaient-ils pour qu'elle fût pesée, de manière à ce que chacun eût son compte. Si l'on adoptait cette explication, p.=Tov serait le comparatif de [j.v/.pz; : suivant d'autres, ce mot se rattacherait :d\ii!.:, mois1, et désignerait de jeunes animaux âgés d'un mois seulement. Gomme accessoires à la fête, on accomplissait encore d'autres sacrifices dont le jour ne saurait être fixé. Apollon -y-z<^:z y avait peut-être sa part; le fait est vraisemblable aussi pour Dionysos MeXavar^ç 5 il est certain pour Iléphaistos, que l'on honorait comme dieu du feu, en allumant des torches et en chantant des hymnes2. Le troisième jour de la fête, les pères de famille présentaient ceux de leurs enfants qui fréquentaient encore les écoles, afin de mettre le public à même déjuger de leurs progrès. Les enfants récitaient des fragments des poètes et des prix étaient distribués à ceux qui s'en acquittaient le mieux '. La fêle des Apaturics n'était pas spéciale aux Athéniens; on la retrouve a, Trézène, ainsi que le prouve le surnom d'Apaturia, sous lequel Athêna y était adorée1. Elle était aussi célébrée par tontes les populations ioniennes, à l'exception des habitants d'Ephèse et de Gôlophon 5; mais on ne sait quelles étaient les cérémonies en usage dans ces contrées
1. C'est l'opinion d'Hermann, mais voy. en sens contraire Moinmsen, HeortoL, p. 308.
2. Islros, cité par Harpocration, s. v. Xa|x«<xç. Voy. aussi Meier, ibid., p. 13-18. J'ai admis Apollon Patroos, non pas à cause de la consécration des chevelures qui pouvait bien n'avoir pas lieu aux Apaturies, scrupule qui m'a empêché de mentionner Artémis nommée aussi par Hésychius (s. v. xoupewiriç), mais parce qu'il est vraisemblable qu'un dieu en re
si intime avec la Famille, fils de la di Phratries, Athêna, el
d'Héphaïstos, ne pouvait être oublié dans cette fête des Familles. Voy. Schcemann, Opusc, t. I, p. 324, el Jahn, dans les Lcipz. Sitzungsber., 1861, p 325 «•! 326.
::. Platon Timée, p. 21 B.
4, Pausanias, l. II. c. 22, § I.
f>. Hérodote, I. t, c. L47.
6. Dans la bio graphie d ri sre, faussement attribuée à Hérodote, il
question d'un.' fête des Apaturies à Samos, où les femmes sacrifîenl dans
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!><• même que 1rs Phratries, les yentes, qui en étaient une subdivision, avaienl leurs patrons divins ou héroïques. Beaucoup de ces cultes furent, dans le cours des temps, élevés à la dignité de cultes officiels, bien que la direction sacerdotale restai toujours confiée aux membres de la gens, qui se le i ransmettaienl par héritage, ainsi que nous l'avons vu déjà. D'au 1res restèrenl à l'état de cultes domestiques dans l'intérieur de chaque gens, où ils étaient perpétués avec un soin jaloux '. Les dieux honorés privément dans les getites s'appelaient 8*0! rarcpôôi; leurs cultes étaient les Êepà zaxpua. Cette manière de s'exprimer est toujours exactement observée par les Athéniens, qui se piquaient de correction dans le langage. Aussi ces locutions doivent-elles toujours s'entendre des cultes privés, non des cultes publics, pour lesquels sont réservées les expressions 6eot Tccfopioi, !epà --).-. y. y.~ . Les objets de cultes privés étaient. dans toutes les génies, Zeus sp*eioç et Apollon -:.-.z<])zz. L'épithète de TraTpwoç n'est pas attribuée à Zeus par les Athéniens . Si, dans les poètes attiques, il est fait quelquefois mention d'un Zeus TîaTpwoç, c'est que ce n'est pas un Athénien qui parle \ Les anciens mêmes ne pouvaient dire sûrement pourquoi Apollon était adoré sous ce vocable. La plupart se contentaient de rattacher cette particularité à la fable d'Ion, auteur de la race ionienne et fils d'Apollon, qui ne fut certainement imaginée que plus tard5. Nous aimons mieux reconnaître que
un carrefour à une divinité surnommée xo-jc.otvV.o-. La circonstance du carrefour fait penser à Hécate, qui était aussi xoupoTpôçoç (voy. Schœmann, Opusc, t. Il, p. 227), ou à Artémis souvent identifiée avec cette déesse et à laquelle est attribué le même surnom. Osann (Zeitschr. f. d. AMerthumsu .. 1858, p. 590) propose Apollon ; mais il est plus vraisemblable qu'il s'agit d'une divinité femelle, puisque les femmes pouvaient seules accomplir les sacriBces et chassaient les hommes, s'il s'en présentait.
1. Voy. par exemple ce qu'Hérodote (1. V, c. 61) dit des Géphyrœens et du culte de Déméter Achaia, qui n'existait que chez eux.
•2. Voy. Schœmann, Opusc, t. I, p. 185; Meier, de Gentib. ait., p. 28.