‹ Antiquités grecquesChapitre 522 sur 567 · CULTE DES PHRATRIES ET DLS GENTES C)'M · texte numérisé non relu

CULTE DES PHRATRIES ET DLS GENTES C)'M

s'il n'est pas impossible de mettre en avant une explication vraisemblable, on ne saurait en démontrer la vérité. Ce qui ne nous paraît pas pouvoir soutenir l'examen, c'est l'opinion émise par quelques modernes qu'Apollon aurait été dans l'origine un dieu à l'usage exclusif de la noblesse, et son culte une ligne de démarcation entre les diverses classes de la population attique. D'après la même hypothèse, Solon, de concert avec Epiménide, aurait le premier renversé cette barrière et mis le culte d'Apollon à la portée de tous les Athéniens libres. — Près le portique royal et celui de Zeus Eleuthérios, était un temple d'Apollon Patroos , où les pères et les tuteurs avaient coutume d'amener leurs enfants ou leurs pupilles pi unies présenter et les recommander au Dieu '. De son côté, Zeus Herkéios avait un autel dans le Pandrosion, situé sur l'Acropole 2. Il était là comme l'appui tutélaire de la maison d'Erecthée qui personnifiait, pour ainsi dire, l'unité de l'Etat. Il était donc naturel qu'il fût honoré dans les familles réunies en r/eutes, comme il Tel ail dans chaque famille isolée. Tous les citoyens de pure race athénienne se disaient les gennètes (gcntiles) de Zeus Herkéios, aussi bien que d'Apollon Patroos \

qualifications indiquant les rapports intimes des dieux avec les peuples et les pays, les races et les familles, telles que warpiùxai (Plutarque, Quœst. conviv.,\. IV, c. 6, § 1 ; Corpus Inscript, grœc, n° 1 i i î, 1 P =yy:v:;;. yevéOXioc. ■yc-vÉxo», 6|j.ôyv'.ot, ô[j.oyÉvsio'.. Il y a seulement lieu de remarquer que les idées exprimées par ces mots sont très vagues et qu'ils peuvent être pris tantôt dans un sens, tantôt dans un autre.

1. Démoslliène, c. Eubulide, p. 1315, § ."i. Pour la situation des lieux, voy. Schœrnann, Opusc, t. I, \<. 318.

2. Philochorus, cité par Denys d'Halicarnasse, d^ Dinar cho, c. :'> : voy, aussi Leake, Topogr. <</' Athens, i. 1, p. 339 <\ 579, London, 1841.

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