‹ Antiquités grecquesChapitre 523 sur 567 · Démosthène, --. Eubulide,^, 1319, s · texte numérisé non relu

Démosthène, --. Eubulide,^, 1319, s

<:il MMTIIK VINGTIÈME

CULTE D0MESTIQ1 l.

11 n'est pas douteux qu'Apollon Patroos el Zeus Herkeios ne fussent aussi les objets d'un culte domestique, dans toutes les anciennes familles de la bourgeoisie. A la vérité, les citoyens de fraîche date pouvaient bien ne pas honorer Apollon sous le surnom particulier de Patroos, mais ils ne lui rendaient pas moins un culte intérieur, et dès lors leurs enfants étaient autorisés à l'invoquer comme leur divinité paternelle, rarcpSsç. D'autres divinités rentraient aussi dans le culte domestique, chacun suivant l'inclination qui le portait vers telle ou telle, ou s'attachent à l'un ou l'autre des attributs qui leur avaient valu leurs surnoms divers. Le culte le plus suivi était celui de Zeus vxfynoçj qui avait pour mission de conserver et d'accroître les patrimoines. On lui témoignait d'autant plus de zèle qu'on sentait avoir plus besoin de son secours, et souvent, dans les saciïficesqu'on lui offrait, on avait bien soin de tenir éloignés tous les étrangers, esclaves ou hommes libres, et de n'admettre que les membres les plus proches de la famille, de qui l'on n'avait pas à craindre qu'ils pussent détruire l'effet des sacrifices et des prières l. Zeus Izl-.v.zz était aussi l'objet d'un culte domestique,

1. Sur les motifs qui déterminèrent cette exclusion des étrangers, voy. Lobeck, Aglaophamus, p. 270. Il résulte assez clairement d'un passage d'Isée [Orat. VIII, c. 10, § S que quelques citoyens seulement, et non pas tous, témoignaient cette jalousie ombrageuse à l'endroit de leur culte domestique;

en tant que gardien dn foyer1. Le foyer était considéré comme un autel d'Hestia, et c'était la coutume, lors même que L'on honorait d'autres dieux, de commencer et définir par elle2. Beaucoup plaçaient au-dessus ou à côté du foyer une figure d'Héphaïstos, le dieu du feu3. On peut admettre, en outre, sans témoignages précis, que les dieux et les héros qui présidaient à certaines professions recevaient de la pari de ceux qui les pratiquaient des honneurs particuliers. Ainsi un culte domestique étail rendu à Athèna Ergané et à Héphaïstos par les artistes et par les artisans, à Prométhée ou à Kéramos par les potiers, à Hernies par les rhéteurs et les instituteurs de la jeunesse, à Héraclès par les athlètes, à Asklépios par 1rs médecins, à Dionysos par les poètes el les acteurs. Naturellement aussi les étrangers, s'ils venaient s'établir dans une ville où ils ne trouvaient pas de culte public établi en l'honneur de la divinité qui, dans leur patrie, avait leur préférence, pouvaient se croire tenus de lui consacrer à l'intérieur de leur maison un culte privé. C'est ainsi que. chez Aristophane, il est question d'un dieu barbare, dont un certain Exékestidès s'était fait un dieu Tua-cpwcç, el qu'Hérodote cite un personnage du nom d'Isagoras, qui sacrifiait à Zeus [varios,donl sans doute il avait apporté le culte de Carie'. Plutarque, de son côté, raconte «pie Timoléon, reconnaissanl de la chance inespérée qui l'avait fait réussir dans de difficiles entreprises, avait élevé chez lui wn autel au Hasard (AÙTO^atia) et (dirai! à ce dieu île fréquents sacrifices8. De pareils exemples .lurent se

c'est ce que Stark a reconnu, dan: otes sur les Griech. Alterlh, d'Her-

mann (t. II. ; 8,2). Nous ne pouvons donc admelti

qu'un érudil considérable a Lire de l'exemple cité par Isée, non plu

l'opini xprimée par le môme savant, que la quesl

trail aux cultes domestiques; la vérité esl dans Bœckh, Staatshaus., t. I. p. 660; \>>y. aussi Schœmann , Opusc. , t. IV, p. 197 et suiv.

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