Pausanias, 1. III, c
4. Voy. Schœmann, Antiq. grecques, t. I, p. 351. Rossbach (Rômische Ehe, p. 215) présente les choses différemment, mais sans vraisemblance, à mon avis. La coutume Spartiate peut être un reste d'un usage plus général dans les temps reculés, auquel paraissent avoir trait différentes légendes racontant des enlèvements. Voy. Welcker, Kret. Colon., p. 69.
CULTE DOMESTIQUE li."»|
non seulement en l'honneur d'Ilythie, ou bien d'Artémis ,
considérée, à son défaut, comme la déesse qui présidait aux naissances, mais aussi en l'honneur des Nymphes1. Aussitôl qu'un fils était né, une couronne d'oliviers était suspendue à la porte de la maison; si l'enfant était une fille, on se contentait de bandelettes de laine2. C'était une manière de souhaiter la bienvenue au nouveau-né, car la couronne d'olivier était le symbole de la vie civique, et la laine celui de l'activité laborieuse. On se proposait, en outre, en arborant ces signes, de prévenir les passants qu'il y avait, dans la maison, une femme en couches: les gens timides qui craignaient les souillures étaient ainsi avertis de ne pas y pénétrer. Nous avons déjà vu. en effet, qu'une femme en mal d'enfant communiquait un principe d'impureté à tous ceux qui en approchaient. Un peu plus tard, mais non pas avant le cinquième jour qui suivait l'accouchement, on procédait à la purification; cet acte religieux était appelé les Amphidromies. L'enfanl était promené par son aïeule ou parquelqu'une des femmes qui avaient donné leurs soins à sa mère autour du foyer domestique; on le frottait d'huile, et on répandait sur lui de l'eau lustrale en récitant des prières, cérémonie à laquelle joignaient toutes les personnes qui avaient prêté leur aide au moment de la naissance, et que suivait un repas solennel3. Le septième jour, ou plus souvent le dixième, on nommait l'enfant4. A cette occasion encore, des sacrifices étaient accomplis eu l'honneur des dieux révérés comme les protecteurs de la jeunesse ' : Apollon. Artémis, les .Nymphes et les divinités Quvîales. In banquet était de nouveau servi aux parents et ,ui\ amis de la maison; l'enfanl leur était présenté, et, de leur côté, ils apportaient des présents de toute espèce6; les esclaves