Voy. ci-dessus, p. 501 et Oii
lions étaient faites en l'honneur d'Héraclès, par les nouveaux éphèbes, qui régalaient devin leurs amis. De plus, on coupait les cheveux de ces adolescents, qui les avaient portés longs jusque-là, on les offrait à Apollon et on plaçait devant la porte de la maison une branche de laurier, l'arbre cher à ce dieu, après avoir pris soin de l'entourer de bandelettes (y.ipjQa/.Y])1. Ceux des Athéniens qui tenaient à se singulariser emmenaient leurs fils jusqu'à Delphes, pour y déposer leur chevelure dans le temple2, mais, en général, on se contentait d'accomplir cette cérémonie dans la ville, où Apollon avait aussi un temple, sous l'invocation de Patrons. II est à supposer que des coutumes analogues existaient dans d'autres États.
Il n'est ni nécessaire ni possible de signaler tous les accidents de la vie qui pouvaient devenir l'occasion d'actes religieux, accomplis soit à Fintérieur des maisons, soit dans les sanctuaires publics. Les gens pieux qui se préparaient à un long voyage ne se mettaient guère en route sans faire des sacrilices, tant pour obtenir des signes favorables que pour se mettre sous la garde des dieux, et ceux qui revenaient sains et saufs, ne manquaient pas de témoigner leur gratitude par des sacrilices et des offrandes''. Il en était de même, lorsqu'on avait échappé à quelque danger, qu'on relevait de maladie ' , à l'arrivée d'une bonne nouvelle et à propos d'événements rares et heureux5, comme, par exemple, une victoire remportée dans les grandes fêtes de la Grèce9, et généralement