Démosthène, '•• Macartatos, s
:'.. Pkrtarque, s'"/"//, c .'l , vo i, sur le droit accordé aux proches
parents de défendre la mémoire «lu mort par la 6fxv) xaxrjopîa;, Schœmann, der attische Process, p. IBi .
i. \ oy. plus haut, p. i:i'.».
5. Pour les honneurs funèbres rendus individuellement, aux frais de l'État, à des hommi i its, voy. Meier, \ r. de Lycurgo, p. i\\ Pour l'histoire des sépultures publiques pi le Céramique, voy. Cur-
tius, Histoin grecque, t. II, p. 626 de la trad. franc, et GeschichU W h, m,,, p. 266, dans I.'.-- Mémoires de l'Avadémù de Berlin, ;
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restes étaienl Lous enfermés dans îles cercueils de cyprès, un pour chaque Iribu, el conduits sur un chai' au lieu de sépulture. In lil vide rappelail le souvenir de ceux donl les restes n'avaient pu être retrouvés el que l'on voulail associer du moins symboliquement à l'hommage des funérailles publiques. Le cortège se mettail ensuite en marche. Toul le monde' pouvait s'y joindre, citoyen ou non citoyen, et même les femmes unies aux morts par les liens du sang. L'emplacement consacré à la sépulture était situé dans le plus beau des faubourgs d'Athènes, dans le Céramique extérieur. Lorsque la terre avait recouvert les ossements, un orateur choisi par la cité et qui devait toujours être un homme considérable, montait sur l'estrade disposée à cet effet, et prononçait le discours funèbre. Aussitôt qu'il avait fini de parler, la foule s'éloignait, non sans payer aux morts un dernier tribut de gémissements. Enfin , la cérémonie se terminait par un banquet dont l'Etat faisait les frais, mais dont l'ordonnance était confiée aux pères et aux frères des victimes \ L'institution des funérailles publiques était en vigueur depuis Solon ; cependant l'usage du discours funèbre ne date que des guerres médiques ; peut-être fut-il introduit par Thémistocle \ Les Athéniens acquittèrent fidèlement cette dette de reconnaissance pendant plusieurs siècles. La coutume pieuse prit même plus d'extension, en ce sens que tous les ans, même en temps de paix, un service dont on confiait le soin au troisième archonte ou Polémarque 3 rappelait le souvenir des morts précédemment ensevelis. Au temps de Cicéron, lorsqu' Athènes était devenue en quelque sorte une ville d'université , où les philosophes donnaient le ton, l'usage s'était établi de réciter
1. Ces détails rie sont plus empruntés à Thucydide (1. II, c. 34), mais à Démosthène, p. Clésiphon, p. 321, § 288.
2. Voy. les Commentateurs de Thucydide et les Notes de Sintenis sur Plutarque, Périclès, p. 198.
3. Pollux, 1. VIII, 91 ; Philostrate, Vitse Sophist, c. 30, p. 624. Une inscription, publiée dans le Philistor,t. II, p. 187, prouve qu'il y avait place dans cette solennité pour des concours, au moins pour une lampadodromie; voy. aussi Sauppe, dans les Gotting. Sm-I>richten, 1864, p. 215, où il est démontré que la fête revenait en hiver, au mois de Maimaktérion.
l'oraison funèbre contenue dans le Ménéxène de Platon1.
Tel était aussi le caractère d'une autre fête funèbre que, par décision de tout le peuple hellénique, les Platéens étaient chargés de célébrer chaque année, dans le moisÀlalkoménos, correspondant au mois attique Maimaktérion, en souvenir des soldats morts à la bataille de Platée. Au lever du soleil, le cortège se mettait en mouvement, précédé par des trompettes qui jouaientune marche guerrière. Derrière venaient plusieurs chariots remplis de branches de myrte et de couronnes que suivaitun taureau noir, réservé pour le sacrifice. Des amphores contenant du vin, du lait, de l'huile et des essences étaient portées par des adolescents de condition libre, car les esclaves ne pouvaient prendre part à une fête qui rappelait le triomphe de la liberté. Enfin venait l'archonte de Platée, qui en tout autre temps ne pouvait toucher à des armes ni porter d'autres habits que des habits blancs, mais qui, paré pour la circonstance d'un vêtement de pourpre, tenait une épée d'une main et do l'autre un vase. La procession traversait ainsi la ville et se rendait à la place voisine des murs, où étaient les tombeaux des guerriers tombés en combattant. L'archonte puisait de l'eau à une source, en lavait les pierres tumul aires et b-s frottait d'essences. Il immolait le taureau de façon à ce que le sang s'écoulât dans les fosses, adressait des prières à Zens et à Hermès Chthonios, invitait au festin et aux effusions funéraires les âmes des braves qui avaient sacrifié leur vie, remplissait une coupe de vin et le répandait, en disanl à bauto voix : « En l'honneur de ceux qui sont morts pour la liberté de la Grèce. » Cette cérémonie avait conservé encore son caractère traditionnel au temps de Plutarque
Mais les morts ensevelis dans la formé ordinaire avaient droit aussi à des honneurs, aussitôt après l'inhumation, e' plus tard, au retour des anniversaires, sous peine pour leurs proches d'être taxés d'irréligion :!. Le troisième jour, puis le
1. Cicéron, Orator, c. ïk. Le témoignage de Cicéron, bien qu'unique, ne saurail être révoqué en doute.
•J. Plutarque, Aristide, c. 21.
:î. Ta vo(u(4(j.eva ou xi v6(uiia, Cette expression comprend à la foi I cérémonies des Funérailles et les fêtes funèbres qui suivaient : voy. Schœmann, dans son Commentaire sur [sée, p. 183 et .'l".
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neuvième et enfin le trentième, des effusions el de8 sacrifices étaienl accomplis sur la fosse. Les effusions appelées •/:•/•:, qu'il ne faut pas confondre avec 1rs uicovSaf, étaient faites avec du mélicratoD mélange de miel el de lail ou demie! délayédansde l'eau avrc addition de vin e1 d'huile*. Si des animaux devaienl être immolés, on 1rs égorgeait sur la tombe, d'où leur sang s'écoulait dans un trou, el on dépeçail 1rs cadavres donl tous les morceaux étaient brûlés, après quoi les cendres étaient enfouies surplace. Les lois de Solon défendaient d'immoler des bœufs 2; cet usage existait donc avant lui, et se conserva plus lard hors de l'Atlique ; en général pourtant on se contentait de moutons. Souvent même, à la place d'animaux en chair et en os, on offrait des imitations en pâtisserie. Toutes sortes de mets étaient en outre déposés dans le tombeau, à la portée du mort ; sans doute, ils devaient être préparés d'une manière spéciale , car on se servait d'un cuisinier habitué à cette besogne 3. Ainsi était rempli le neuvième jour. Le trentième paraît avoir été le moment fixé pour quitter les habits de deuil, qui devaient être noirs ou de couleur foncée, et pour se dépouiller de tous les signes extérieurs de la douleur. Les usages étaient d'ailleurs loin d'être partout uniformes ; nous "parlons ici d'Athènes. Dans l'île de Céos, les hommes portaient le deuil de leurs enfants toute une année ; les mères au contraire, ne portaient pas le deuil du tout, et ne coupaient pas leur chevelure 4. Chez les Argiens, on offrait, le trentième jour, un sacrifice à Hermès, comme au dieu chargé de conduire les Ames dans les régions souterraines. 'W/z-zj-zz ' :