‹ Antiquités grecquesChapitre 545 sur 567 · Voy. Welcker, dans le Rheiu. Muséum N. F. VI, p · texte numérisé non relu

Voy. Welcker, dans le Rheiu. Muséum N. F. VI, p

5. Il y avait, en Crète, une confrérie appelée les •xrrxy.xvTX'. et chargée de veiller à la combustion des morts ; voy. Plutarque, Qusest. graicœ, n° 21.

6. o<7T<Aoyetv. Cette opération était accomplie aussi par les proches ; on jugeait sévèrement ceux qui l'abandonnaient à des étrangers; vov. Isée, Or., IV, c. 19.

servir do lieu de repos à toute une famille et même à toute une gens. Lorsque les cadavres étaient non pas incinérés, mais inhumés, les cercueils de tous les membres d'une famille ou d'une gens étaient aussi placés à côte les uns des autres, dans un monument commun. Avec les urnes ou les cercueils, on enfermait les vases appelés X-fcu0o'., dont on s'était servi à la levée des cadavres, ainsi que d'autres objets avant appartenu aux défunts : le guerrier conservait ses armes, les femmes leur miroir, les vainqueurs dans les jeux leurs prix, les enfants leurs jouets l. Ces dispositions achevées, on adressait au mort un dernier adieu et l'on faisait entendre <b's lamentations, après quoi les parents retournaient dans la maison mortuaire et célébraient le banquet des funérailles. -z~J.lv->z'> , auquel prenaient part aussi les femmes qui avaient suivi Le convoi2. Les convenances voulaient que Ton s'entretînt uni1 fois encore de celui que l'on pleurait, et que l'on rappelai mérites, en laissant dans l'ombre ses défauts; c'étail une impiété de mal parler des morts 3. Le dernier acte des funérailles était la purification de la maison mortuaire '

Tel était en général le programme des cérémonies accomplies à l'occasion des morts isolées; mais nous ne pouvons passer sous silence la noble coutume des Athéniens ' d'honorer les guerriers tombés eu combattant pour la patrie, par les magnifiques funérailles dont, Thucydide nous a conservé la description. Trois jours avant la cérémonie, qui avait lieu dans l'hiver, les ossements des victimes de la g-uerpe, brûlés au lieu même où elles avaient succombé, étaient exposés m>us une tente. Chacun y ajoutait ce qu'il voulait donner à ses proches, en signe de tendresse. Le jour de l'inhumation, les

1. Stackelberg, die Graeber der Griecîien, I. I. p. I ï. 15 ri 13.

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