‹ Antiquités grecquesChapitre 548 sur 567 · Piutarque, Quœst. grœcxt n · texte numérisé non relu

Piutarque, Quœst. grœcxt n

peut-être cette cérémonie mettait-elle fin au deuil. A Sparte, le deuil se terminait le douzième jour, par un sacrifice à Déméter '. Dans la ville ionienne de Gambreion, sur les côtes de l'Asie-Mineure, les femmes témoignaient leur douleur par des vêtements sombres mais propres2. Les hommes pouvaient choisir entre les habits de couleur foncée et les blancs. Les sacrifices funéraires devaient être accomplis dans l'intervalle de trois mois. Le quatrième mois, les hommes cessaient de porter des signes extérieurs d'affliction; un mois de plus était accordé aux femmes. Chez les Locriens Epizépliiriens, les femmes ne prenaient pas le deuil ; tout se bornait pour elles à un repas funèbre 3.

Les tombeaux étaient le plus souvent placés hors des villes. Devant les portes des grandes cités, il existait plusieurs nécropoles ; en outre, beaucoup de gens riches avaient leurs tombeaux dans des propriétés privées, le plus souvent sur le bord des routes. Il n'était pas rare de voir des monuments de marbre, en forme de lemples, que rehaussaient encore la sculpture et la peinture et qui devaient couler des sommes considérables \ Les alentours étaient plantés d'arbres, en général de cyprès ; des fleurs, surtout des mauves et des asphodèles, leur donnaient l'aspect de jardins 5. Des monuments plus simples avaient la forme de piliers, de colonnes el de tables ; ils étaient aussi décorés de sculptures H portaient des inscriptions. Sur les tombeaux des célibataires , les Athéniens avaient coutume de représenter un jeune garçon ou une jeune fille tenant à la main une cruche d'eau; quelquefois, la cruche était seule figurée. C'était une allusion à un usage ayant cours dans les noces el signalé plus haut, que les célibataires n'avaient pas eu l'occasion d'observer8. Afin

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