‹ Antiquités grecquesChapitre 549 sur 567 · Corpus Inscript, grsec, n · texte numérisé non relu

Corpus Inscript, grsec, n

:\. Héraclide de Pont, ibid., c. 30, p. 24, éd. Schneidewin.

4. Démosthène (c. Stéphanos, l, p. 1125, § 79) évalue à doux talents, c'est-ù-ilnv au moins à 11,000 francs, les frais d'un monument éri une femme.

5 Eu tathe, ad Odyss, I. XI, v. 538; voy. aussi van Goens, ' I taphiis, Ultraj., L763, et Corpus tnscript. grsec., n° 8429.

6. Harpocration, s. v. XôuTpo?6poç. Voy. aussi Becker, ChaHklès, t. III p. 301, el Schœmann, Antiquit. tirecq, i. Il, p. 645,

lilii ANTIQUITÉS RELIGIEUSES

de conserver la mémoire de ceux qui étaient morts el avaient

été ensevelis à l'étranger, ou dont les cadavres avaient été engloutis dans un naufrage, leurs parents leur élevaient des cénotaphes dans leur patrie. Toutes les fois que cela était possible, a défaut des corps, on ramenait au moins les cendres et on les enfouissait dans les caveaux de la famille '. Les tombeaux ne faisaient pas toujours face au midi, comme on l'a prétendu ; l'orientation dépendait beaucoup de la disposition des lieux. Un seul détail était réglé à l'avance, c'est que les pieds fussent toujours tournés vers la route ï. On ne refusait un tombeau dans leur patrie qu'aux grands coupables; s'ils avaient été ensevelis avant d'être convaincus de leurs crimes, on les déterrait et on rejetait leurs restes au delà des frontières 3. Les suppliciés étaient quelquefois précipités dans un gouffre, le Barathon ou l'Orygma, chez les Athéniens, le Kéadas, à Sparte *.

C'est seulement par exception que les tombeaux étaient enfermés dans les villes et confondus parmi les habitations des vivants. Il en était ainsi cependant à Sparte et dans quelques autres villes doriennes, à Mégare, par exemple, et à Tarente". D'après le Minos de Platon, les Athéniens avaient commencé par inhumer leurs morts à l'intérieur même des maisons6. Dans d'autres pays, au contraire, le voisinage des tombeaux était considéré comme une cause de souillure \ et nous avons déjà rappelé que, à Délos, où il était défendu

1. Voy. Schœmann, dans ses Notes sur Isée, p. 409. Cf. Anthologie Palatine, 1. XIII, 13, v. 7 et 8.

2. Voy. Ross, Archxol. Aussaslze, 1855, p. 11 et suiv. ; Conze, Tieise auf d. Insein des Thrah. Meers, p. 17; Perbanoglu, reepi tûv àpx- toçûv xf,<; 'Atcixîjç, dans le Philistor., t. I, p. 457, et 'Eçï)u. àp/ato).., 2e série, I, p. 88.

3. Plutarque, Vitœ decem Orat., p. 834; Lycurgue, c. Léocrate, § 113 et suiv.; Meier, de bu7iis Damnât., p. 11 ; A. Schœfer, Demosthenes und Seine

Zril, t, 111, 1, p. 201.

4. Sur le Barathron et l'Orygma, voy. Ross, Theseion, p. 44; sur le Keadas, Curtius, Peloponnesos, t. II, p. 252.

5. Plutarque, Lycurgue, c. 27, et Institut Lacon., c. 18 ; Pausanias, 1. I, c. 43, § 2, Polybe, 1. VIII, c. 30, S 6.

G. Platon, Minos, p. 315 D.

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