‹ Antiquités grecquesChapitre 6 sur 567 · IL, 1. v, v. 803, et in · texte numérisé non relu

IL, 1. v, v. 803, et in

que, soit pour prévenir ce recours extrême, soit même après le commencement des hostilités, on invitât l'adversaire à porter le différend devant des juges ; mais comme il n'y avait pas de tribunal qui eût en ces matières une compétence reconnue, il fallait d'abord, pour chaque cas particulier, tomber d'accord sur le choix d'un arbitre. On s'en rapporta plusieurs fois à l'oracle de Delphes. C'est le parti qu'avaient proposé les Corcyréens en lutte avec les Corinthiens au sujet de la colonie d'Epidamne, mais les Corinthiens refusèrent d'y adhérer1. Quelquefois aussi on convenait de soumettre le litige à un étranger renommé pour sa justice. Ainsi Périandre avait réconcilié Athènes et Mytilène qui se disputaient Sigeion *, et Thémistocle mit fin aux contestations dont le promontoire de Leucade était l'objet entre Corinthe et Corcyre3. Il arriva aussi que la décision fut remise à un troisième Etat, ami des deux belligérants4, à Sparte par exemple, qui délégua une commission de cinq membres pour juger le différend soulevé entre Athènes et Mégare à propos de l'île de Salamine 'à. De même on rapporte que la Messénie, avant la première guerre contre Sparte, proposa de prendre pour arbitre l'Aréopage d'Athènes ou l'Àmphictyonie argienne G. En supposant ce récit con trouvé, la mention de l'Amphictyonie prouve au moins qu'anciennement les Etats doriens du Péloponèse étaient liés par des conventions qui interdisaient, entre autres choses, d'en appeler aux armes avant d'avoir essayé des médiations arbitrales7. C'était là une disposition générale

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