‹ Antiquités grecquesChapitre 5 sur 567 · I. vi, v. 223, et ix · texte numérisé non relu

I. vi, v. 223, et ix

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exemple, raconte comment les habitants de Pylosse prirent de querelle avec les Éléens à l'occasion de troupeaux enlevés, et Ulysse avait été, dans sa jeunesse, envoyé en Messénie, pour demander satisfaction d'une semblable razzia1. Le même cas ,lui se reproduire souvent entre voisins'-"; il n'y avait véritablement étal de guerre que lorsque la réparation était refusée. Il est probable aussi que des riais limitrophes s'assurèrent réciproquement par des traités contre le retour de ces violences, etque ceux qui rompaient le pacte encouraient même de lapart ,|r leurs concitoyens une peine sévère, comme il arriva dans Ithaque au père d'Antinous, lorsqu'il s'associa aux Taphiens pour commettre des brigandages contre les Thesprotes, unis d'amitié avec les sujets d'Ulysse (apO;;/.c.)3- Entre peuplades qui n'étaient pas liées par des traités, il dut advenir à plus forte raison que des aventuriers se missent en campagne pour commettre des ravages, pilier les côtes, enlever des hommes et des objets précieux. Les Taphiens et les Cretois qui passaient leur vie sur mer et faisaient de longues traversées avaient la réputation fondée de joindre la piraterie au commerce4. Si ces pratiques n'étaient pas jugées aussi sévèrement qu'elles le méritaient, elles étaient du moins regardées comme un désordre réprouvé par les dieux5.

A propos des deux grandes guerres contre Thèbes et contre Troie, la légende fait mention de négociations internationales. Des ambassades furent envoyées à l'une et à l'autre ville pour obtenir réparation des injures reçues, et l'on ne recourut aux armes que faute d'avoir pu s'entendre5. Les mômes principes furent régulièrement appliqués dans les temps historiques. On regardait comme contraire au droit d'engager la guerre sans avoir essayé des explications pacifiques. Il n'était pas rare

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