‹ Antiquités grecquesChapitre 61 sur 567 · Voy. les passages cités par L. Schmidt, Pindar, p · texte numérisé non relu

Voy. les passages cités par L. Schmidt, Pindar, p

3. Philostrate, Gymnast., t. II, p. 267, éd. Kayser ; voy. aussi Gœtting. Nachrichlen, 1867, p. 146.

complet de nudité; ce fut le Mégarien Orsippos ou, suivant d'autres, Akanthos de Laconie qui en donna l'exemple. Dans la LXVa ol)'mpiade, fut instituée la course armée (oxXi-nrjç cp'yj.oç), c'est-à-dire que les coureurs portaient un bouclier, un casque et des jambières. Plus tard, lorsque la race eut dégénéré, ce bagage se réduisit au bouclier. Le pentathlon ou quintuple exercice date de la XVIIIe olympiade. Il se composait du saut, de la course, des jeux du disque et du javelot, enfin de la lutte '.Pour sauter, les athlètes montaient sur une hauteur (favfip) d'où, sans prendre de champ, et sans autre aide que des altères qu'ils balançaient pour se donner de l'élan, ils étaienttenus de franchir un espace de cinquante pieds. Lacourse comprise dans le pentathle était la course simple; le disque de métal que l'on devait lancer ressemblait à un bouclier de petite dimension. On montait sur une éminence, afin de le projeter le plus loin possible ; tout dépendait de la distance parcourue. Pour l'exercice du javelot, il fallait toucher au but. Il n'est pas nécessaire de donner ici une description de la lutte ; bornons-nous à faire remarquer qu'elle n'était pas seulement une partie du pentathlon ; elle fut l'objet de prix distincts, à partir précisément de la même olympiade où le pentathlon fut institué. Dans la XXIIIe, on y joignit le pugilat. On ne frappait pas seulement avec le poing, mais aussi avec des lanières de cuir, rendues plus meurtrières par des bossettes de métal. Enfin la XXXIIIe olympiade vit paraître le pancration, mélange de lutte et de pugilat. Seize ans plus tard, les jeunes garçons purent, aussi bien que les hommes faits, disputer des prix à la course et à lutte, et furent admis, dans L'olympiade suivante, aux exercices du pentathlon, faveur qui, du reste, leur fut retirée bientôt après. Dans la XL1" olympiade, ils purent prendre part au concours du pugilat, et dans laCXLY" à ceux du pancration.

Les courses de chars ne remontent qu'à l'olympiade XXV: les attelages étaient de quatre chevaux. L'hippodrome paraîl avoir eu environ douze cents pieds de long1, sur une largeur de

I. Voy. surtout lvl Pindër, Ueber den Funfkampj der Hellenen, Berlin,

quatre cents pieds. Les chars, traînés par des chevaux dans la force de l'âge, devaient faire douze loisir tour de l'hippodrome, en doublanl la borne qui marquail le but. Plus lard on institua des courses de poulains qui ne devaient parcourir la même distance que huit fois. II y avait aussi des courses de chars attelés de deux chevaux seulement; quelquefois même les chevaux étaient remplacés par des mulels. Enfin on faisait courir des chevaux montés. Dans ce cas, les cavaliers devaient, avant la fin de répreuve, sauter à terre el suivre les mouvements do leur monture, en tenant les rênes dans la main. Il y avait beaucoup d'autres combinaisons dont le détail offrirait peu d'intérêt au lecteur. Les hérauts et les joueurs de trompette avaient même des concours spéciaux, qu'il suffit de signaler \

Tous les Hellènes étaient admis aux jeux sans exception, pourvus qu'ils ne fussent pas convaincus d'homicide, de sacrilège ou de quelque autre crime capital. Un État qui, après avoir violé l'Ékécheirie, n'avait pas acquitté l'amende, pouvait être exclu temporairement; on en a vu un exemple plus haut". Les barbares et les esclaves étaient reçus comme simples spectateurs, mais il leur était interdit de prendre part aux exercices et aux cérémonies religieuses. On sait toutefois que les Romains, depuis qu'ils étaient entrés en relations plus étroites avec la Grèce, n'étaient pas comptés au nombre des barbares. Les femmes mariées ne pouvaient assister aux fêtes. Il ne leur était pas même permis de pénétrer dans l'Altis aux jours consacrés; il ne s'agissait de rien moins pour celles qui violeraient cette défense que d'être précipitées du haut d'une montagne voisine (Tuttoiov epeç). Rien n'empêchait, au contraire, les jeunes filles de circuler librement ; on sait que les usages des Doriens, particulièrement des Spartiates, accor-

1. Mentionnons au moins dans une note un remarquable joueur de trompette, Hérodoros de Mégare, qui vivait vers la fin du ive siècle avant J.-C. Il soufflait à la fois dans deux instruments, et avec une tellf force qu'on pouvait à peine en supporter le bruit clans le voisinage. II fut vainqueur dix fois dans les quatre fêtes nationales suivant les uns, seize fois suivant les autres ; il consommait par jour huit livres de viande, du vin et du pain en proportion ; il avait huit pieds de haut. *

Page 1