‹ Antiquités grecquesChapitre 64 sur 567 · Schol. de Pindare (Olymp., III, v · texte numérisé non relu

Schol. de Pindare (Olymp., III, v

quelque part de tirage au sort1, il faut supposer que le hasard prononçait entre des candidats désignés par le peuple, mode de nomination qui s'appliquait aussi à d'autres cas, en particulier aux fonctions concernant le service divin. La durée de ces magistratures paraît avoir été d'une olympiade. Les élus séjournaient huit mois dans un bâtiment situé à Elis et nommé Ilellanodikéon, ou les Nomophylaques les instruisaient exactement de tout ce qu'ils avaient besoin de savoir. Pendant les fêles, ils prenaient place sur des sièges élevés, en face du stade. Pour maintenir le bon ordre, ils avaient à leur disposition un certain nombre de serviteurs armés de bâtons (pxoîzïys:), par lesquels ils pouvaient même faire administrer des corrections corporelles. Ces subalternes s'appelaient zkùzz: et avaient pour chef un zhj-ipyr^2 . Les infractions aux règlements des jeux et les supercheries des combattants étaient punies, suivant les cas, par l'exclusion du concours ou par des amendes qui allaient remplir la caisse, fort riche déjà, du temple de Zeus. On voyait dans l'Altis, au pied du Kronion, des images du dieu en airain (Çaveç), qui étaient le produit de ces amendes3. Les décisions des Ilellanodices pouvaient être portées en appel devant le Sénat olympique,, qui avait le droit non seulement de réformer les jugements, mais de punir les juges prévaricateurs*. Les Ilellanodices étaient d'ailleurs, au moins dans les premiers temps, renommés pour leur intégrité. Plus lard, ils ne se montrèrent plus aussi jaloux de justifier leur bonne réputation5.

Aux jours fixés pour les jeux, des Ilellanodices, vêtus de pourpre et couronnés de laurier, se rendaient à leur place suivis des concurrents, par un chemin invisible aux spectateurs. La trompette donnait le signal; un héraut annonçai! que les luttes allaient commencer; on faisait l'appel des concurrents, et l'un des Ilellanodices les haranguai! à peu près en ces termes : « Si vous avez exercé vos forces, comme il convient

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