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CHAPITRE CINQUIÈME

LES FEDERATIONS PROVINCIALES

Do toutes les contrées delà Grèce, FAttique est la seule dont ^es différentes parties, villes et bourgades grandes ou petites, aient offert le spectacle de l'unité, où la population tout entière ait marché de front et exercé des droits identiques1. Dans toutes les autres régions, nous trouvons l'opposition d'une classe dominante et d'une classe subordonnée, quelquefois même esclave, comme en Laconie, ou une fédération plus ou moins étroite de petits états qui, alors même qu'ils se composaient d'une ville unique et du territoire environnant, avaient à cœur de conserver autant que possible leur indépendance et se soumettaient à l'autorité dont ils relevaient, faute de forces suffisantes pour la combattre ouvertement. La plupart de ces fédérations ont joué dans l'histoire des rôles 4lrès insignifiants; aussi les sources ne nous fournissent-elles que des renseignements isolés et accidentels. Même sur les plus importantes d'entre elles nous en savons trop peu pour pouvoir nous représenter les relations qu'elles ont entretenues et les vicissitudes qu'elles ont traversées.

Parmi les fédérations secondaires, on rencontre d'abord les Acarnaniens. On sait qu'ils avaient à Olpœ, point fortifié de l'Argos amphilochiennc, un tribunal commun à toute la population8, qui cessa d'exister durant la guerre du Péloponnèse ou fut transporté ailleurs, Olpse se trouvant alors au pouvoir des AmphiJochiens. L'histoire a conservé aussi le souvenir

1. Il est évident que ce qui est dit ici de l'Attique in- s'applique pas au petit territoire de l;i Mégaride,qui eu faisail autrefois partie.

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