Voy. Clinton, Fasti Hellen., t. II, p. i07, éd. Kriiger
5. Voy, Schcemann, A.ntiquit. Jur. publ. Graec, p. 404, el Vischer, ueb. d. Bild. v. Sluat. a. Bùnden, p. 22. Ross, dans son recueil des anciennes Inscriptions locriennes (Leipzig, 1854 , a propo ôd
contre l'adjon ition de la ville d i (] ;alia à cette liste.
perdirent aussi leur place comme membres Immédiats de la confédération et tombèrent dans la dépendance d'états plus considérables. Oropos, dont on ne peut dire s'il faisait partie de la ligue à titre médiat ou immédiat, passa alternativement, à partir des Pisistratides, du parti des Athéniens dans celui des Béotiens, et finalement suivit la fortune d'Athènes'. Pendant la guerre de Péloponnèse, il ne devait plus y avoir que dix villes confédérées, à eu juger par les onze Béotarquesou grands dignitaires de la ligue alors en fonction, dont deux représentaient la ville de Thèbes comme capitale, et les neuf autres les neuf villes alliées*. Parmi les Béotarques, les uns avaient la haute main sur les affaires civiles; les autres commandaient les troupes3. Leurs fonctions étaient annuelles, mais ils pouvaient être réélus plusieurs années de suite. Le conseil fédéral qui avait à se prononcer sur les intérêts généraux était formé naturellement des députés des villes alliées, et se décomposa, au moins pendant la guerre du Péloponnèse, en quatre sénats1. Sur quoi reposait cette division, comment s'opéra-t-elle ? A ces questions nous ne sommes à même de répondre qu'en ce qui concerne le nombre des députés, la façon dont ils étaient élus et la durée de leurs fonctions. Ils se rassemblaient vraisemblablement auprès du temple d'Athèna Itonia, placé sur le territoire de Coronée, entre cette ville et Alalcomenae5. Ce temple était du moins le sanctuaire de la ligue; c'est là que l'on célébrait les grandes fêtes (xa^6oiwi?wc). Platée avait aussi ses solennités (SafôaXa), sur lesquelles nous aurons à revenir plus tard; mais il est difficile de croire que les autres villes aient continué à y prendre part, après que Platée eut rompu ses liens avec la confédération.
Pour leurs affaires intérieures, les villes fédérales étaient
1. Voy. pour plus de détails le Mémoire de Preller, Oropus u. das Amphiaraion, dans les Berichte d. Sachs. Gesellsch, der Wissensch., 1852, p. 175 et suiv.