CHAPITRE VIII
LA DKCLAKATION DK 1724 1723-1725
En 1723, vers la fin de l'année, la situation du i)r(jtestantisme paraissait assez rassurante.
Bien que la politique de la cour inspirât de sérieuses inquiétudes et que les dernières condamnations des Multipliants indiquassent clairement la voie dans laquelle elle entendait marcher, on détournait volontiers les yeux des g-ibets de Montpellier pour les reposer sur le spectacle inattendu et consolant que donnaient les religionnaires. Les résultats obtenus en huit années à peine remplissaient de joie les meilleurs esprits. On regardait donc avec confiance vers l'avenir. On prenait courage. On aimait à croire que la persécution s'arrêterait d'elle-même, dès que réorganisée, relevée, mise sur pied, la Réforme française pourrait montrer et opposer à la cour le nombre de ses adhérents, leur fidélité et leurs vertus.
Il faut le dire : l'œuvre de la restauration avait un plein succès. Lorsqu'à son retour de Genève, après une absence de deux années, Antoine Court se mit à parcourir le théâtre de ses derniers travaux, il fut eu-